Communiqué de Presse – Pour publication immédiate
Genève, 02.10.2023 – Le Centre de Genève pour la Démocratie et les Droits Humains (CGDDH) exprime sa plus grande préoccupation face à la détérioration de la situation des droits humains en Tunisie et à la récente série de grèves de la faim menée par les prisonniers politiques. Nous condamnons fermement l’arrestation et la détention prolongée de militants politiques et appelons à leur libération immédiate.
La grève de la faim, initiée par le militant Jawhar Ben M’barek, a pris de l’ampleur pour inclure des figures importantes de la scène politique tunisienne, notamment l’ex-président du parlement tunisien, Rachid Ghannouchi. Cette protestation pacifique est le résultat de l’injustice persistante et des violations des droits humains commises à l’encontre de ces détenus politiques, désarmés après les mesures prises contre l’autorité judiciaire qui n’a plus son mot à dire dans les affaires politisées.
Des dizaines de prisonniers politiques en Tunisie sont détenus depuis plusieurs mois sur la base d’accusations de complot, avec la complicité du système judiciaire désormais souffrant de l’impartialité et de l’incapacité à garantir la justice. face à ce constat, le CGDDH rappelle l’importance de garantir le droit au procès équitable et le respect des droits fondamentaux de tous les citoyens, y compris ceux qui expriment pacifiquement leur désaccord politique.
Nous exhortons les autorités tunisiennes à plutôt engager un dialogue constructif avec les prisonniers politiques et à prendre des mesures concrètes pour répondre à leurs revendications légitimes. La préservation de la démocratie et des droits humains en Tunisie est cruciale pour le pays et pour la région dans son ensemble.
Le Centre de Genève, qui reste engagé dans la promotion et la défense des droits fondamentaux, appelle la communauté internationale à se joindre à cet appel pour la protection des droits humains en Tunisie.
Pour plus d’informations, veuillez contacter : info@gcdhr.org