Le Centre de Genève pour la Démocratie et les Droits humains a appris que la police tunisienne a procédé aujourd’hui 23 février 2023 à l’arrestation de l’équipe de journalistes du site d’information https://onetn.net.
La police tunisienne a séquestré les ordinateurs et les portables des journalistes arrêtés, puis conduits vers une destination inconnue.
Informations reçues de la part de la famille d’un des journalistes détenu, un avocat a pu les voir mais sans pouvoir obtenir d’informations complémentaires quant à la raison des arrestations.
Le GCDHR rappelle les autorités tunisiennes que la liberté d’expression est un droit humain fondamental garanti par la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, ainsi que par d’autres documents internationaux, à l’instar de la Déclaration de Principes sur la Liberté d’Expression en Afrique du 23 octobre 2002.
Le Centre rappelle aussi que la promotion de la libre circulation des informations et des idées et un plus grand respect de la liberté d’expression, qui réaffirme l’importance cruciale de la liberté d’expression en tant que droit humain individuel, pierre angulaire de la démocratie et aussi en tant que moyen pour garantir le respect de tous les droits humains et libertés fondamentales de l’homme.
Le Centre, convaincu que le respect de la liberté d’expression et du droit d’accès à l’information détenue par les organes et sociétés publics mène à une plus grande transparence et responsabilité publiques, ainsi qu’à la bonne gouvernance et au renforcement de la démocratie, précise que les lois et pratiques qui répriment la liberté desservent la société ne peuvent justifier la violation des droits humains. Il appelle les autorités à respecter l’intégrité physique des journalistes arrêtés et à garantir leur droit à un procès équitable. Enfin, le Centre requiert du Syndicat tunisien des journalistes à agir pour s’opposer à cette vague de répression de la liberté de presse en Tunisie et à offrir aux journalistes arrêtés l’assistance juridique nécessaire.