Les forces d’occupation israéliennes ont intensifié leurs violations du droit international contre les palestiniens, la dernière en date étant les attaques brutales contre des fidèles de la mosquée Al-Aqsa pendant le mois sacré du Ramadan, en recourant à une force excessive qui a fait des dizaines de blessés et l’arrestation de centaines de personnes alors qu’elles se trouvaient à l’intérieur du lieu de culte.
Le Centre de Genève pour la démocratie et les droits de l’homme indique que les actions du gouvernement israélien actuel, considéré comme le plus extrémiste de l’histoire d’Israël, s’inscrivent dans la continuité de la politique des gouvernements israéliens successifs, en particulier au cours de la dernière décennie, qui visait à modifier le statu quo dans la ville de Jérusalem, en particulier la mosquée Al-Aqsa, en violation du droit international et des résolutions pertinentes, y compris la résolution n° 2334/2016 du Conseil de sécurité des Nations Unies, qui a affirmé dans son intégralité l’invalidité de toutes les mesures législatives et administratives et les mesures prises par les autorités d’occupation afin de changer le statut de Jérusalem.
Nous, les membres du Centre de Genève pour la démocratie, exprimons notre inquiétude devant la faiblesse des positions internationales face à l’escalade menée par le gouvernement israélien actuel, qui a étendu ses violations flagrantes du droit international contre les palestiniens en intensifiant les opérations de colonisation, les exécutions extrajudiciaires, le harcèlement des détenus palestiniens dans les prisons israéliennes, l’incitation à exterminer et incendier des villages palestiniens, comme l’a fait l’actuel ministre des Finances, Bezalel Smotrich, et enfin les démarches visant à changer le statu quo à la mosquée Al-Aqsa par la force et à imposer une politique du fait accompli.
Nous exprimons également nos profondes craintes quant aux répercussions possibles de la faiblesse de la position internationale, en particulier la position des gouvernements de l’Union Européenne, face à l’escalade israélienne systématique et brutale contre les palestiniens, qui cherche à reproduire une nouvelle tragédie pour les palestiniens semblable à la Nakba de 1948 et la Naksa de 1967. Nous exprimons également nos préoccupations quant aux répercussions possibles de la poursuite des violations. Nous tenons le gouvernement israélien entièrement et directement responsable de toute escalade de la violence dans la région à la suite de la poursuite de sa politique agressive contre les palestiniens.
Compte tenu de la poursuite des violations commises par Israël contre les palestiniens, notamment l’assaut de la police israélienne armée contre la mosquée Al-Aqsa, la torture et les passages à tabac infligés à des fidèles non armés, des femmes, des enfants, des hommes et des personnes âgées, en particulier pendant l’accomplissement de la prière, et l’attaque contre la liberté de culte des fidèles de la mosquée Al-Aqsa, nous :
Nous affirmons que, selon les résolutions pertinentes de la communauté internationale, la mosquée Al-Aqsa est réservée aux musulmans et que violer son caractère sacré représente une agression contre le caractère sacré des sites musulmans et fait fi de leurs sentiments.
Nous renouvelons notre condamnation, dans les termes les plus fermes, de la poursuite de l’agression brutale contre les palestiniens, en particulier dans la ville de Jérusalem et la mosquée Al-Aqsa, qui s’inscrit dans le prolongement de la politique de changement du statu quo dans la ville sainte en violation du droit international.
Nous exprimons notre entière solidarité avec le peuple de Jérusalem qui est la cible de l’agression des forces d’occupation et des colons israéliens extrémistes armés.
Nous tenons à rappeler les devoirs qui incombent aux gouvernements de l’Union européenne en tant que hautes parties aux Conventions de Genève et qui consistent à utiliser toutes les mesures diplomatiques et économiques disponibles pour faire pression sur Israël afin qu’elle cesse son agression contre Jérusalem et se conforme au droit international.
Nous soulignons la nécessité pour la communauté internationale d’intensifier ses efforts pour rendre justice aux palestiniens et déterminer les responsabilités du gouvernement israélien pour les violations du droit international à Jérusalem, notamment par le biais de la Cour pénale internationale.
Nous exhortons nos partenaires de la société civile européenne et internationale à faire pressions pour exprimer une plus grande solidarité avec le peuple palestinien et à imposer des mesures punitives aux autorités d’occupation israéliennes, y compris des actions de boycott, des sanctions et des mesures de désinvestissement.
Nous exhortons les médias européens et les influenceurs des médias sociaux, les personnalités publiques, les écrivains, et les défenseurs des droits de l’homme et des valeurs humaines à faire leur devoir en soutenant le peuple palestinien et en défendant le droit et la justice en Palestine.