Le Centre de Genève pour la Démocratie et les Droits Humains CGDDH tient à alerter l’opinion publique en suisse et dans le monde concernant la poursuite du blocus israélien imposé sur la bande de Gaza depuis 2007. La politique de bouclage strict de la bande de Gaza par voie terrestre, maritime et aérienne a eu de graves répercussions sur la vie de plus de 2 millions de Palestiniens, vivant dans une zone géographique ne dépassant pas 365 km².
Le blocus imposé à la bande de Gaza a eu des conséquences considérables sur la vie des habitants et les attaques militaires israéliennes répétées sur la ville, ciblant régulièrement des zones civiles, ont contribué à la grave détérioration des installations de services telles que la santé et l’éducation.
Le blocus a transformé Gaza en une « prison à ciel ouvert » et cette situation ainsi que les attaques militaires répétées sur la bande de Gaza sont décrites par les Nations unies comme « créant des conditions préjudiciables à la vie humaine ». Le blocus imposé à la bande de Gaza équivaut à une punition collective. En effet, la puissance occupante punit toute la population, indépendamment de la responsabilité individuelle.
Le blocus de Gaza a entraîné des répercussions catastrophiques, notamment une augmentation du taux de chômage des jeunes âgés de moins 29 ans, atteignant les 71,8% en 2022 comparé à 62% en 2021. De plus, le blocus est responsable de la privation de centaines de patients, en particulier ceux atteints de maladies graves qui ne peuvent pas être soignées dans la bande de Gaza, de l’accès aux soins dans des hôpitaux en Cisjordanie ou à l’étranger.
Le blocus a également maintenu les entrepôts de médicaments de Gaza dans un état de pénurie permanente, car le matériel médical disponible dans la bande de Gaza est limité, et plus de 255 types de médicaments ne sont pas disponibles, et sont sous interdiction continuelle. Les lourds dégâts du blocus se sont également étendus à d’autres secteurs tels que l’eau, l’électricité, les infrastructures, l’assainissement et autres.
Israël continue de violer la résolution n° 1860 du Conseil de sécurité du 8 janvier 2009, qui appelait à l’approvisionnement et à la distribution sans entrave de l’aide humanitaire à Gaza, y compris de la nourriture, des médicaments ainsi que des traitements médicaux.
CGDDH invite les candidtats au conseil National et conseil des Etats à prendre position et rappeler que la suisse est dépositaire des conventions de Genève et abritent les bureaux des organisations internationales qui ont un lien direct avec la cause palestinienne.
La communauté internationale et la suisse en particulier doivent œuvrer pour mettre fin aux souffrances de la population civile et à faire pression pour que soit levé le blocus terrestre et maritime illégal imposé à la bande de Gaza et que les dirigeants israéliens soient tenus responsables des violations et exactions qu’ils continuent de commettre à l’encontre des Palestiniens.