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La Suisse invitée à jouer un rôle conforme à ses valeurs face au génocide en cours à Gaza

Communiqué de Presse Genève, le 15 novembre 2023 Le Centre de Genève pour la Démocratie et les Droits Humains a adressé ce jour des lettres urgentes au Conseil fédéral suisse. Ces lettres étaient destinées à Monsieur Alain Berset, Président de la Confédération, ainsi qu’à Monsieur Ignazio Cassis, Conseiller fédéral et Chef du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE). Dans ces correspondances, le Centre a exprimé sa profonde inquiétude face aux événements en cours à Gaza et en Cisjordanie en Palestine occupée, appelant à l’attention du gouvernement suisse sur la nécessité d’agir de manière urgente. Le communiqué met en avant l’expression sans équivoque du peuple suisse à travers des manifestations pacifiques dans tous les cantons, soulignant l’engagement profond en faveur de la paix, de la justice, et du respect du droit international. Le Centre salue ces actions citoyennes, illustrant l’esprit démocratique et humanitaire qui caractérise la société suisse. Le Centre de Genève a également exprimé sa préoccupation quant à une éventuelle déviation des principes de neutralité de la Suisse dans le contexte actuel de la crise à Gaza. Les lettres adressées à Messieurs Alain Berset et Ignazio Cassis ont mis en lumière la nécessité de réaffirmer l’engagement suisse en faveur de la paix et des droits de l’homme. Le Centre regrette les déclarations de Monsieur Ignazio Cassis justifiant les agressions du début du conflit en les qualifiant de droit de défense de l’agresseur. Il rappelle que les peuples occupés ont le droit légitime à la résistance contre les forces occupantes et que ces dernières n’ont pas le droit de se prévaloir de la défense face aux peuples occupés. Le communiqué insiste sur la demande urgente de soutien de la Confédération suisse pour mettre fin aux hostilités à Gaza. Il appelle également à l’examen immédiat de l’interdiction de la vente d’armes à Israël, la force occupante, ainsi qu’à l’ouverture d’enquêtes approfondies sur d’éventuelles violations du droit international, notamment les Conventions de Genève. Des sanctions contre les auteurs d’atrocités sont également suggérées. La destruction et le bombardement d’hôpitaux, le ciblage délibéré de civils, et l’assassinat de plus de 12 000 civils, état de ce jour, dont 5 000 bébés et enfants, sont qualifiés d’actes injustifiables, horribles, barbares et inhumains. Le Centre exhorte la Suisse à prendre des mesures concrètes pour condamner ces actes et œuvrer en faveur d’une résolution pacifique du conflit palestinien.

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Déclaration contre la Diabolisation des Activistes des Droits de l’Homme

Chers Amis et Soutiens, Nous sommes confrontés à une situation où des accusations infondées et des tentatives de diabolisation ont été portées à l’encontre des activistes des droits de l’homme en Suisse . Ces accusations, fondées sur des affirmations erronées et des amalgames infondés, sont profondément préoccupantes. Nous, au Centre de Genève pour la Démocratie et les droits humains, tenons à condamner fermement toute tentative de discréditer le travail acharné et dévoué des défenseurs des droits de l’homme en Suisse et dans le monde entier. Il est regrettable que des allégations sans fondement aient été faites concernant des liens supposés avec des groupes controversés. Ces accusations sont non seulement infondées, mais elles visent également à détourner l’attention du véritable objectif : défendre les droits inaliénables de chaque individu, sans distinction d’origine, de croyance ou d’affiliation politique. Loin des étiquettes politiques ou des affiliations partisanes, notre engagement en faveur des droits de l’homme est basé sur les principes universels de justice, d’équité et de respect de la dignité humaine. Nous réaffirmons notre engagement à travailler pour la protection des droits fondamentaux de chaque individu, sans préjugés ni préférences politiques. Les accusations de soutien présumé à des actions violentes ou à des organisations controversées ne correspondent en rien à nos valeurs, nos missions ou nos actions. Nous condamnons catégoriquement toute forme de violence et nous nous engageons pour la paix, la justice et la protection des civils partout dans le monde. Nous appelons à un dialogue ouvert, fondé sur des faits vérifiables et une discussion constructive pour dissiper toute confusion ou malentendu. Nous remercions tous nos soutiens, partenaires et sympathisants qui partagent nos valeurs et qui nous accompagnent dans notre lutte pour un monde plus juste, équitable et respectueux des droits de l’homme. Ensemble, continuons à défendre les valeurs universelles des droits de l’homme, et rejetons fermement toute forme de stigmatisation ou de diabolisation envers ceux qui œuvrent pour un monde meilleur. Ensemble, continuons à condamner les crimes de guerre à Gaza, les massacres des enfants et des civils, le bombardement des hôpitaux et la destitution des lieux de cultes, Ensemble, œuvrons pour le respect sans réserves du droit humanitaire, du droit à l’eau, à la nourriture et les soins aux malades et aux blessés pendant les guerres; c’est notre mission profondément suisse, que nous sommes fiers, toutes et tous, de l’assumer. En solidarité, Le Centre de Genève pour la Démocratie et les droits humains

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Le Centre de Genève exprime sa préoccupation et sa solidarité envers les détenus politiques en Tunisie

**COMMUNIQUÉ DE PRESSE** Genève, le 6 octobre 2023 – Le Centre de Genève pour la Démocratie et les Droits Humains (CGDDH) suit attentivement la situation en Tunisie, où des personnalités politiques et des membres de partis politiques ont entamé une grève de la faim en signe de solidarité avec les détenus politiques. Cette action intervient suite à l’arrestation de Mme Abir Moussi, une autre opposante, deux jours après son arrestation près de l’entrée du Palais présidentiel de Carthage. Le CGDDH rappelle que depuis juillet 2021, le président Kaïs Saïd a pris des mesures exceptionnelles, invoquant des pouvoirs d’exception prévus par la Constitution tunisienne de 2014. Ces mesures ont entraîné l’ouverture d’enquêtes pénales contre des personnalités de l’opposition, considérées comme des ennemis du président. De plus, il a dissous le Parlement, pris des décrets-lois menaçant la liberté d’expression, supervisé la rédaction d’une nouvelle constitution, et cherché à renforcer son influence sur le pouvoir judiciaire, instrumentalisé pour faire taire l’opposition et réduire au silence le système de contre-pouvoirs institutionnels. Le président K. Saïd a également acquis des pouvoirs lui permettant d’intervenir dans la gestion de la carrière des magistrats, les révoquant sommairement et ayant le dernier mot pour la nomination des magistrats. Il a, par exemple, révoqué arbitrairement 57 magistrats en juin 2022, tandis que le climat d’intimidation s’est accentué avec des déclarations qualifiant des figures de l’opposition de “terroristes”. Des personnalités politiques et partisanes tunisiennes ont entamé une grève de la faim en soutien aux prisonniers politiques en grève. Plus de 60 politiciens, dont des membres du parti politique principal Ennahda et de la gauche tunisienne, ainsi que des personnalités indépendantes influentes, ont rejoint cette grève pour protester contre une justice partiale et demander la libération des prisonniers politiques. Cinq prisonniers en grève de la faim, dont Rached Ghannouchi, le chef du mouvement Ennahdha et ex-président du parlement tunisien, ont également lancé cette action en signe de solidarité. Le président tunisien Kaïs Saïd, qui a critiqué la grève de la faim des prisonniers politiques, les a à nouveau accusés de conspirer contre la sécurité de l’État, préférant poursuivre sa politique d’utilisation du système judiciaire pour réprimer l’opposition et limiter la liberté d’expression en terrorisant les journalistes arrêtés pour avoir critiqué le gouvernement. Le Centre de Genève, condamnant fermement l’utilisation abusive de la détention préventive pour réduire au silence l’opposition politique, déclare que ces mesures portent atteinte aux droits humains et à la démocratie en Tunisie. Il apporte un soutien inconditionnel à la grève de la faim des opposants politiques détenus et de leurs membres de la famille. Le CGDDH appelle à la vigilance internationale et à la protection des acquis démocratiques et des droits civils en Tunisie. La défense de la démocratie et des droits humains demeure une priorité indiscutable dans cette région en proie à l’instabilité politique et institutionnelle.

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Le Centre de Genève soutient la grève de la faim des prisonniers politiques en Tunisie

Communiqué de Presse – Pour publication immédiate Genève, 02.10.2023 – Le Centre de Genève pour la Démocratie et les Droits Humains (CGDDH) exprime sa plus grande préoccupation face à la détérioration de la situation des droits humains en Tunisie et à la récente série de grèves de la faim menée par les prisonniers politiques. Nous condamnons fermement l’arrestation et la détention prolongée de militants politiques et appelons à leur libération immédiate. La grève de la faim, initiée par le militant Jawhar Ben M’barek, a pris de l’ampleur pour inclure des figures importantes de la scène politique tunisienne, notamment l’ex-président du parlement tunisien, Rachid Ghannouchi. Cette protestation pacifique est le résultat de l’injustice persistante et des violations des droits humains commises à l’encontre de ces détenus politiques, désarmés après les mesures prises contre l’autorité judiciaire qui n’a plus son mot à dire dans les affaires politisées. Des dizaines de prisonniers politiques en Tunisie sont détenus depuis plusieurs mois sur la base d’accusations de complot, avec la complicité du système judiciaire désormais souffrant de l’impartialité et de l’incapacité à garantir la justice. face à ce constat, le CGDDH rappelle l’importance de garantir le droit au procès équitable et le respect des droits fondamentaux de tous les citoyens, y compris ceux qui expriment pacifiquement leur désaccord politique. Nous exhortons les autorités tunisiennes à plutôt engager un dialogue constructif avec les prisonniers politiques et à prendre des mesures concrètes pour répondre à leurs revendications légitimes. La préservation de la démocratie et des droits humains en Tunisie est cruciale pour le pays et pour la région dans son ensemble. Le Centre de Genève, qui reste engagé dans la promotion et la défense des droits fondamentaux, appelle la communauté internationale à se joindre à cet appel pour la protection des droits humains en Tunisie. Pour plus d’informations, veuillez contacter : info@gcdhr.org

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Le Centre de Genève exprime son soutien inconditionnel à la lutte des militants tunisiens Ghannouchi et Bin M’Brakek en grève de faim

Communiqué de Presse – Pour diffusion immédiate Genève, le 29 septembre 2023 – Le Centre de Genève pour la Démocratie et les Droits Humains (CGDDH) exprime son soutien inconditionnel à la lutte acharnée des militants tunisiens pour la démocratie, en particulier celle de Rachid Ghannouchi, ancien Président du Parlement tunisien, en dépit des conditions difficiles auxquelles il est confronté depuis plusieurs mois en détention. Le CGDDH salue la détermination et le courage de Monsieur Ghannouchi, malgré son âge avancé et son état de santé critique, qui a récemment entamé une grève de la faim de trois jours en solidarité avec le militant Jawhar Bin M’barek, et tous les prisonniers politiques détenus en Tunisie. Cette action est un témoignage poignant de sa détermination à défendre les principes démocratiques et à lutter contre le recul inquiétant de la démocratie en Tunisie. Il est à rappeler que depuis le 25 juillet 2021, le président Kaïs Saïd a consolidé son pouvoir en Tunisie, invoquant des pouvoirs exceptionnels présumés par la Constitution. Sa règne sans le moindre contrôle institutionnel ou judiciaire est marqué par l’ouverture d’enquêtes pénales contre de nombreuses figures de l’opposition, la dissolution du Parlement, l’émission de décrets-lois restreignant la liberté d’expression, et une ingérence croissante dans le système judiciaire. Le président Saïd a également révoqué de manière arbitraire des magistrats et utilisé un discours accusatoire contre les opposants. Le Centre de Genève saisit cette occasion pour appeler la communauté internationale, la société civile et toutes les forces vives du monde entier, à soutenir fermement la lutte du peuple tunisien pour la liberté, la justice et la démocratie. La situation actuelle en Tunisie exige une intensification des efforts pour promouvoir un dialogue inclusif et pacifique en vue de restaurer la stabilité politique et le respect des droits de l’homme dans ce pays maghrébin, sensiblement affecté par les crises économique et politique. La solidarité internationale demeure essentielle pour préserver les valeurs fondamentales de liberté et de justice. Pour plus d’informations et de mises à jour sur la situation en Tunisie, veuillez nous contacter aux coordonnées suivantes. Contact Presse: info@gcdhr.org

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Le Centre de Genève dénonce l’islamophobie grandissante en France et appelle à la protection des droits fondamentaux

Genève, le 27 septembre 2023 – Le Centre de Genève pour la Démocratie et les Droits Humains (CGDDH) condamne fermement la montée alarmante de l’islamophobie en France et lance un appel urgent pour la préservation des droits fondamentaux des citoyens français de confession musulmane. Le CGDDH exprime sa profonde inquiétude face à l’accroissement de l’islamophobie en France, où plus de dix millions de musulmans sont de plus en plus confrontés à des discriminations, sous le prétexte de la laïcité. Alors que la France se revendique championne de la laïcité, il est impératif que l’État français soit rappelé à ses obligations en matière de protection des droits de l’homme et de non-discrimination. Le CGDDH condamne vivement les mesures discriminatoires prises par les autorités françaises, notamment l’interdiction du port du voile pour les athlètes françaises aux Jeux olympiques de 2024 à Paris et l’interdiction de l’abaya à l’école au prétexte fallacieux de son caractère religieux. Ces décisions, soutenues par les plus hautes instances de l’État français, vont à l’encontre des principes laïques en restreignant la liberté de croyance et d’expression des citoyens. Le CGDDH exhorte l’État français à respecter les principes fondamentaux des droits humains et à mettre fin à toute forme de discrimination religieuse. La liberté de conscience et de croyance est un droit inaliénable qui doit être garanti à tous les citoyens, quelle que soit leur religion. Il est impératif que la France agisse en conformité avec les normes internationales en matière de droits de l’homme et qu’elle respecte ses engagements dans ce domaine. Ajoutons que le récent “Rapport européen sur l’islamophobie 2022” souligne la tendance inquiétante à l’institutionnalisation de l’islamophobie en Europe, la France étant citée en exemple. Les chiffres révèlent une augmentation de la pression sur la population musulmane en France, avec la mise sous contrôle de 1727 institutions islamiques et la fermeture de 118 autres. Ces mesures draconiennes sont incompatibles avec les principes démocratiques et les droits humains fondamentaux. Le CGDDH rappelle à l’État français son devoir de protéger et de respecter les droits fondamentaux de tous les citoyens. L’islamophobie en France doit être combattue avec fermeté, et les principes laïques doivent être appliqués de manière équitable pour garantir la liberté de croyance et d’expression pour tous les citoyens.

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Le militant des droits de l’homme Jawhar Ben Mbarek en Tunisie entame une grève de la faim en signe de protestation contre des procédures judiciaires controversées

Communiqué de Presse, pour diffusion immédiate Genève, Suisse – Le Centre de Genève pour la Démocratie et les Droits de l’Homme annonce que Jawhar Ben Mbarek, militant des droits de l’homme et leader de la Front de Salut National en Tunisie, a entamé une grève de la faim depuis sa détention pour protester contre ce qu’il considère comme une “procédure judiciaire injuste orchestrée par le juge d’instruction du pôle de lutte contre le terrorisme.” Les arrestations, regroupées sous l’appellation “affaire du complot contre la sécurité intérieure et extérieure de l’État,” ont débuté en février dernier et ont touché de nombreux militants politiques de premier plan, représentant divers courants politiques et intellectuels en Tunisie. Parmi les personnalités arrêtées figurent le chef du mouvement Ennahda, Rached Ghannouchi, ainsi que les dirigeants du Front de Salut National, Jawhar Ben Mbarek et Chaîma Issa, l’ancien ministre Khayam Al-Turki et le Secrétaire Général du Parti Républicain, Issam Chebbi. Récemment, les enquêtes ont été élargies pour inclure le chef du Front de Salut, Ahmed Najib Al-Shabi, et d’anciens responsables. Le nombre de détenus à des fins politiques en Tunisie continue d’augmenter de manière alarmante. L’avocate Delila Ben Mbarek a déclaré que Jawhar Ben Mbarek mettra fin à sa grève de la faim uniquement lorsque “l’injustice sera corrigée, et que lui ainsi que tous les détenus dans cette affaire politique montée de toutes pièces seront libérés.” Le Centre de Genève pour la Démocratie et les Droits de l’Homme exprime sa compréhension des circonstances qui ont poussé Jawhar Ben Mbarek à prendre cette décision extrême, en réaction au traitement injuste et à l’utilisation de l’appareil judiciaire pour régler des différends politiques. Le Centre réitère son soutien à toutes les actions individuelles et collectives entreprises par les détenus de cette affaire, ainsi que par tous les prisonniers politiques et les victimes de procès politiques visant à priver les citoyens tunisiens de leur liberté sans faute ni crime. Il en appelle à tous les défenseurs de la justice et de la liberté en Tunisie, qu’ils soient issus de divers courants politiques ou de la société civile, à déployer tous les efforts possibles pour mettre fin à cette injustice flagrante. Pour plus d’informations, veuillez contacter : info@gcdhr.org Cette version clarifie et simplifie le texte tout en maintenant l’essentiel de l’information.

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Deux Citoyennes Tunisiennes Saisissent la Cour Africaine des Droits de l’Homme et le Comité des Droits de l’Homme des Nations Unies pour Demander leur Libération

[Genève-Suisse] – Mesdame Safinaz Ben Ali et Lamya El-Jendoubi, deux citoyennes tunisiennes injustement détenues depuis juin 2022, ont saisi aujourd’hui la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples ainsi que le Comité des Droits de l’Homme des Nations Unies. Elles demandent instamment leur libération immédiate, alléguant une détention abusive et prolongée en violation flagrante des normes nationales et internationales des droits de l’homme. Contexte de l’Affaire En septembre 2021, les autorités tunisiennes ont initié une enquête pénale contre la société Instalingo et 49 citoyens tunisiens, dont Safinaz et Lamya. Les accusations portées contre eux comprennent des activités suspectes sur des plateformes de médias sociaux, des liens présumés avec des entités étrangères, notamment la Turquie et le Qatar, ainsi que des allégations de blanchiment d’argent. De plus, ils sont accusés d’avoir infiltré l’État et d’avoir favorisé des individus liés à un parti politique spécifique. Le 21 juin 2022, un mandat de dépôt a été émis à leur encontre par la Cour pénale de Sousse II, les maintenant en détention sans qu’aucune procédure judiciaire régulière n’ait été engagée à leur égard. La loi tunisienne limite la détention préventive à 14 mois, ce qui signifie que leur libération devrait intervenir respectivement le 13 août 2023 pour Safinaz et le 25 août 2023 pour Lamya. Appel à la Cour Africaine des Droits de l’Homme et aux Nations Unies Face à cette détention prolongée, Safinaz et Lamya ont décidé de saisir la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples ainsi que le Comité des Droits de l’Homme des Nations Unies pour demander justice. Elles allèguent que leur détention va à l’encontre des dispositions légales nationales et internationales, en particulier en ce qui concerne la durée de la détention préventive et les garanties procédurales équitables. Appel à l’Action Internationale Safinaz et Lamya ne sont pas les seules à subir de telles injustices en Tunisie. Dans un contexte où le respect des droits de l’homme est de plus en plus préoccupant, elles appellent la communauté internationale à se mobiliser pour mettre fin à ces pratiques et à faire pression sur les autorités tunisiennes pour garantir le respect des droits fondamentaux de tous les citoyens. Les avocats des plaignantes déclarent : “Nous continuerons à lutter pour la justice et à plaider en faveur de la libération immédiate de nos clientes, Safinaz et Lamya. Nous avons confiance dans la justesse de leur cause et dans le respect des normes internationales des droits de l’homme.” La Cour Africaine des Droits de l’Homme et le Comité des Droits de l’Homme des Nations Unies sont maintenant saisis de cette affaire, avec une requête des mesures provisoires, et l’espoir de Safinaz et Lamya repose sur le respect des principes universels de la justice et des droits de l’homme. Contact Médias : Pour plus d’informations ou d’interviews, veuillez contacter le Centre de Genève pour la Démocratie et les droits humains : info@gcdhr.org ou  +216 96 199 999

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Accord UE & Tunisie : Ridiculous Leap into the Void?

Le 16 juillet 2023, un dimanche censé être un jour de repos et de paix, a été marqué par l’arrivée de hauts responsables de l’Union européenne à Tunis pour célébrer la signature d’un accord qu’ils ont baptisé “partenariat stratégique” 1 . Cet accord prétendait être centré sur la lutte contre l’immigration irrégulière, avec des éléments supplémentaires tels que l’aide économique et au développement, tout cela pour justifier leur approche ferme envers un partenaire faible et en difficulté depuis le coup d’État du 25 juillet 2021. Madame Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a qualifié ces efforts d’investissement dans une “prospérité partagée”, en évoquant “cinq piliers”. Giorgia Meloni, cheffe du gouvernement italien, ainsi que son homologue néerlandais, Mark Rutte, ont joué des rôles clés lors de cet événement, qui, selon certains intellectuels tunisiens, pourrait être comparé à la signature du traité de Bardo le 12 mai 1881, qui a permis à la France de coloniser le pays jusqu’au 20 mars 1956. Ils voient cette signature comme une nouvelle phase coloniale, cette fois sous les couleurs du drapeau de l’Union européenne. Nœud du problème ? Le nœud du problème réside dans le fait que la Tunisie et la Libye sont devenues les principales portes d’entrée pour les demandeurs d’asile africains cherchant à rejoindre l’Europe occidentale. Parmi eux se trouvent des Tunisiens fuyant la dictature et l’anarchie du régime putschiste, ainsi que des personnes originaires d’anciennes colonies françaises, toujours sous l’influence de la France, et d’autres pays tels que l’Égypte, la Côte d’Ivoire, la Syrie, l’Afghanistan, le Pakistan et le Bangladesh. Le nombre d’arrivées a considérablement augmenté ces dernières années, atteignant 102 000 personnes en 2022, soit une augmentation de 51 % par rapport à 2021 malgré les mesures prises par les gouvernements d’extrême droite en France et en Italie. L’accord signé avec l’Union européenne prévoit une aide financière de 105 millions d’euros à la Tunisie pour lutter contre l’immigration irrégulière. Cependant, les détails de cette lutte et des mesures de contrôle restent confidentiels et difficiles à justifier légalement au niveau international et européen. En outre, cette aide financière s’ajoute à une autre aide budgétaire de 150 millions d’euros prévue en 2023 pour aider la Tunisie à faire face aux pénuries régulières de produits de première nécessité. Cette aide est toutefois conditionnée à un accord avec le Fonds monétaire international (FMI) sur un nouveau crédit de 2 milliards de dollars, ce qui suscite des tensions en raison des conditions imposées par le FMI concernant la levée des subventions sur les produits de base et la restructuration des entreprises publiques en difficulté. Finalement, la majeure partie de l’aide financière de l’UE, estimée à 105 millions d’euros, ne sera pas versée en numéraire à la Tunisie, mais prendra la forme de bateaux de recherche et de sauvetage, de véhicules, de radars, de drones et d’autres équipements de patrouille fournis par des sociétés européennes. Cela signifie que la majeure partie de cet argent restera en Europe et profitera à l’économie européenne, tandis que la Tunisie ne recevra qu’une part relativement modeste de ce montant annoncé. *2 Prix payé ? Le prix annoncé pour la Tunisie dans cet accord comporte plusieurs éléments concrets : 1. Extension du programme d’échanges Erasmus à la Tunisie : Cela implique des coûts pour l’UE, mais servira de moyen pour attirer les étudiants les plus brillants vers l’Europe, malgré les besoins de la Tunisie en ressources humaines. 2. Une aide financière de 65 millions d’euros : Cela équivaut à une somme considérable et sera allouée à la Tunisie pour divers projets et initiatives. 3. Évocation de projets de câble de fibre optique sous-marin et de câble électrique reliant les deux rives de la Méditerranée : Cependant, aucune promesse concrète n’a été avancée par l’UE pour soutenir ces projets. Cet accord, annoncé en l’absence de la presse européenne et tunisienne, ne fait pas référence aux droits de l’homme, à la liberté d’expression, à l’indépendance de la justice et à la société civile, ce qui suscite des inquiétudes quant à l’approche pragmatique des responsables européens envers le régime autoritaire de Tunis. En scrutant l’accord de plus près, il apparaît davantage comme une déclaration d’intentions politiques que comme un accord précis et délimité. En effet, il ne crée pas d’obligations contraignantes pour les parties signataires et met en avant des plans d’action qui devront être concrétisés dans l’avenir sous forme d’accords contraignants, notamment concernant les cinq piliers évoqués. Le montant exact que l’UE s’engage à payer à la Tunisie reste flou, à l’exception des sommes annoncées pour l’année 2023. *3 Quoi retenir ? En résumé, l’accord entre l’Union européenne et la Tunisie vise à lutter contre la migration irrégulière, améliorer la gestion des frontières et promouvoir la migration légale. La Tunisie n’est pas explicitement tenue d’accepter uniquement le retour de ses propres ressortissants, mais elle peut le faire volontairement avec le soutien de l’OIM et du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés. Les Tunisiens hautement qualifiés pourront être déportés vers les États membres de l’UE grâce à l’initiative des “partenariats de talents”, ce qui pourrait toucher environ 700 cadres tunisiens en 2023. Cependant, cet accord n’a pas été unanimement accepté par les Européens et a suscité des réactions vives de la droite et de la gauche européennes. La présidente de la Commission européenne a agi en grande partie seule, en coopération avec les chefs de gouvernement européens les plus hostiles aux valeurs humaines et à la solidarité internationale, pour conclure cet accord avec le président tunisien Kais Saïed. Certains pays, comme l’Espagne, considèrent que cet accord n’aménage pas ses propres intérêts nationaux et constitue un contournement des procédures budgétaires et des valeurs de l’Union européenne. De plus, l’accord a servi de soutien à un dirigeant tunisien hostile aux libertés et auteur d’abus des droits humains dans la région. Certains experts soulèvent des questions sur les bases juridiques de l’accord et estiment qu’il viole le principe de bonne gouvernance. En fin de compte, cet accord semble principalement avoir servi la politique

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