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Le populisme du président Tunisien (Partie1)

Dr Mohamed Meftah Le populisme du prĂ©sident tunisien continue Ă  toucher de plein fouet l’économie du pays. AprĂšs sa dĂ©claration de 2021 annonçant que le paysage politique du pays n’est pas attractif et n’encourage pas l’investissement, les appels au boycott des marchandises et des sociĂ©tĂ©s tunisiennes opĂ©rant en Afrique par suite des propos racistes et discriminatoires de prĂ©sident contre les Ă©migrĂ©s africains en Tunisie. Le 23 fĂ©vrier 2023 le prĂ©sident a rĂ©cidivĂ© en portant un autre coup dur au secteur de l’industrie pharmaceutique tunisien. Avec un taux de croissance moyen avant la crise Covid-19 de 16%, ce secteur constitue un floran de l’économie tunisienne en employant plus de 13 000 personnes (FIPA, 2020). Une part importante des emplois concerne une main-d’Ɠuvre hautement qualifiĂ©e, notamment des pharmaciens, des mĂ©decins, des ingĂ©nieurs et des vĂ©tĂ©rinaires . La valeur des exportations tunisiennes des produits pharmaceutiques Ă©tait de 75,8 millions USD, en hausse de 65 % par rapport Ă  2010[1]. Le marchĂ© mondial des produits pharma devrait se dĂ©velopper Ă  un taux de croissance annuel de 11,1 % entre 2021 et 2025[2]. Au lieu de soutenir cette croissance et ainsi doter la Tunisie d’une manne financiĂšre stable, le prĂ©sident tunisien a prĂ©fĂ©rĂ© naviguer dans l’autre sens. A l’occasion d’une visite orchestrĂ©e Ă  la sociĂ©tĂ© des industries pharmaceutiques de Tunisie (SIPHAT), il a rĂ©clamĂ© :« Pourquoi est-ce qu’en Tunisie, le paracĂ©tamol n’est pas efficace alors que le mĂȘme mĂ©dicament, Ă  l’Ă©tranger, Ă©limine les douleurs en une heure ? Ceci est dĂ» au fait que les mĂ©dicaments en Tunisie ne sont pas aux normes. Ceci est un crime ! », a-t-il dĂ©noncĂ©.[3] Une dĂ©claration qualifiĂ© par les spĂ©cialistes de la branche de destructrice d’un processus de travail qui dure depuis cinquante ans du secteur pharma, soumis Ă  une rude concurrence au niveau international. Le prĂ©disent tunisien s’autorise Ă  qualifier  le paracĂ©tamol fabriquĂ© en Tunisie d’inefficace et de mauvaise qualitĂ©, en le comparant Ă  celui fabriquĂ© par les concurrents Ă©trangers. Des interpellations ? oui ça existe et en abondance : Sur quelle Ă©tude scientifique, le prĂ©sident s’est basĂ© pour annoncer « sa vĂ©ritĂ© »? Dans quel journal indexĂ© cette Ă©tude a Ă©tĂ© publiĂ© ? qui sont les mĂ©decins tunisiens ou Ă©trangers prescripteurs du paracĂ©tamol fabriquĂ© en Tunisie qui ne sont pas satisfait des rĂ©sultats obtenus ou qui ont notifiĂ© des effets indĂ©sirables graves chez leurs patients? Quel est le phĂ©nomĂšne de pharmaco toxicitĂ© liĂ© au paracĂ©tamol fabriquĂ© en Tunisie dĂ©couvert par le prĂ©sident et qui a motivĂ© sa dĂ©claration sans que le centre national de pharmacovigilance – organisme responsable du suivi des incidents et des accidents liĂ©s Ă  l’usage des mĂ©dicaments – ne le sache ? Dans quel rapport de l’inspection pharmaceutique le prĂ©sident a trouvĂ© des anomalies normatives soit dans le processus de fabrication du paracĂ©tamol soit dans les conditions d’octroi de licence d’exploitation des usines fabriquant le paracĂ©tamol soit enfin lors des contrĂŽles pĂ©riodiques des Ă©chantillons des lots fabriquĂ©s. ? Dans quel rapport le Centre national du contrĂŽle des mĂ©dicaments a Ă©voquĂ© des non-conformitĂ©s du paracĂ©tamol et qui a servi au prĂ©sident pour mettre en cause la qualitĂ© du mĂ©dicament fabriquĂ© en Tunisie ? pourquoi ce rapport n’est-il pas communiquĂ© aux fabricants pour corriger l’écart ? Il est certain qu’aucune de ces hypothĂšses n’est vrai. Par cette dĂ©claration populiste, le prĂ©sident porte une nouvelle atteinte au secteur pharmaceutique tunisien qui entache les institutions de gestion, de rĂ©gulation et de contrĂŽle des mĂ©dicaments et nuit aux opportunitĂ©s de coopĂ©ration internationale et aux opportunitĂ©s de marchĂ©. Sur le plan institutionnel, le prĂ©sident a discrĂ©ditĂ© toutes les institutions de l’Etat qui interviennent dans le contrĂŽle de qualitĂ© et la rĂ©gulation du secteur de mĂ©dicaments. Quatre institutions spĂ©cialisĂ©es sont mises sur les sellettes : Par ailleurs, la dĂ©claration du prĂ©sident met en question l’efficacitĂ© et l’apport des conventions et des programmes de coopĂ©ration et de parrainage qui lie la DPM aux diffĂ©rents organismes normatifs du domaine pharmaceutique qu’il soit Ă  l’échelle rĂ©gionale ou internationale. En effet depuis le 17 mai 1998, la DPM a le statut de Centre Collaborateur de l’OMS en matiĂšre d’enregistrement des mĂ©dicaments et de rĂ©glementation pharmaceutique et depuis l’annĂ©e 2001, la DPM bĂ©nĂ©ficie du l’appui de la coopĂ©ration italienne pour renforcer ses activitĂ©s. Au niveau rĂ©gional la DPM coopĂšre avec les principaux pays de la MĂ©diterranĂ©e Orientale EMRO et ceux de l’Afrique francophone AFRO dans le domaine du mĂ©dicament et en matiĂšre d’usage rationnel des mĂ©dicaments. Enfin, la DPM collabore avec l’agence française de sĂ©curitĂ© sanitaire des produits de santĂ© via le protocole d’arrangement pour le programme cadre de coopĂ©ration privilĂ©giĂ©e. Tous ces programmes de collaboration entre la DPM et les organes normatifs n’ont pas suffi pour offrir du paracĂ©tamol de bonne qualitĂ© ! Cela Ă©tant, en s’attaquant au secteur le plus rĂ©ussi dans l’économie, on a tendance Ă  dĂ©crire ce comportement politique de suicidaire pour l’économie, mais semble ĂȘtre satisfaisant pour un tyran en marche, soutenu par la « dĂ©mocratie française Â» et par le prĂ©sident français Macron en personne.  Certes, la voie populiste pourrait ĂȘtre la mieux adaptĂ©e au prĂ©sident tunisien pour gouverner Ă  court terme un pays souffrant d’une crise politique, sociale et Ă©conomique sans prĂ©cĂ©dent. C’est aussi le moyen le plus rapide pour tenter d’« enterrer Â» une dĂ©mocratie rĂ©cente qui risque de donner du sens Ă  l’indĂ©pendance du pays et aux libertĂ©s des individus. [1] ibid [2] Promouvoir des rĂ©formes du climat de l’investissement et des affaires dans le secteur pharmaceutique en Tunisie, Document de travail .Tunis, 5 avril 2022

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Libye : Le Centre de GenĂšve pour la dĂ©mocratie et les droits de l’homme salue l’organisation d’Ă©lections lĂ©gislatives et prĂ©sidentielles cette annĂ©e

Le Centre de GenĂšve pour la dĂ©mocratie et les droits humains (CGDDh) a exprimĂ© sa satisfaction de l’exposĂ© prĂ©sentĂ© par M. Abdullah Batili, ReprĂ©sentant spĂ©cial du SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral des Nations Unies et chef de la Mission d’appui des Nations Unies en Libye, lors de la rĂ©union du Conseil de sĂ©curitĂ© de l’ONU tenue le lundi 27 fĂ©vrier 2023. Cette prĂ©sentation portait sur l’initiative de l’ONU de tenir simultanĂ©ment des Ă©lections lĂ©gislatives et prĂ©sidentielles en Libye cette annĂ©e. Le Centre de GenĂšve exprime sa satisfaction quant aux efforts dĂ©ployĂ©s par l’envoyĂ© de l’ONU pour respecter la volontĂ© des Ă©lecteurs libyens, qui reprĂ©sentent plus de 2,8 millions de citoyens en droit de vote et qui attendent depuis plus d’un an de pouvoir exercer leur droit constitutionnel. M. Taher Al-Bahloul Abu Shaqur, membre du Centre et conseiller chargĂ© du dossier libyen, annonce son soutien aux efforts de l’envoyĂ© de l’ONU pour Ă©tablir un comitĂ© de pilotage de haut niveau en Libye. Toutefois, il estime que cela doit ĂȘtre rĂ©alisĂ© en prenant en compte les diffĂ©rentes sensibilitĂ©s libyennes, notamment les reprĂ©sentants des partis et personnalitĂ©s politiques, les chefs tribaux, les organisations de la sociĂ©tĂ© civile, ainsi que les acteurs en sĂ©curitĂ© et les reprĂ©sentants des femmes et des jeunes.M. Abu Shaqur appelle Ă©galement la mission de l’ONU Ă  tirer parti de ses expĂ©riences antĂ©rieures, en veillant Ă  assurer une vĂ©ritable reprĂ©sentation du tissu social libyen et en accordant une attention particuliĂšre Ă  la lutte contre la corruption. En outre, M. Abu Shaqur soutient une rĂ©conciliation nationale rĂ©elle et durable, tel que mentionnĂ© par l’Ă©missaire onusien, et encourage ce dernier Ă  solliciter l’expertise de l’Union africaine et Ă  respecter les pouvoirs du Conseil prĂ©sidentiel libyen, pour y parvenir. Le Centre de GenĂšve salue les efforts du ComitĂ© militaire mixte libyen 5+5 et apprĂ©cie son soutien par l’envoyĂ© de l’ONU, notamment en vue du retrait inconditionnel de toutes les forces Ă©trangĂšres et mercenaires du territoire libyen. Il souligne Ă©galement la nĂ©cessitĂ© de protĂ©ger les ressources libyennes contre tout pillage ou gaspillage. Le Centre appelle Ă  l’orientation des ressources du peuple libyen pour protĂ©ger sa libertĂ©, rĂ©ussir son processus dĂ©mocratique et lui offrir les moyens pour une justice sociale conforme aux principes d’équitĂ©, d’Ă©galitĂ© et de non-discrimination. Enfin, le Centre exprime son espoir d’intensifier les efforts communs pour parvenir aux Ă©lections libyennes dans les meilleurs conditions et se tient Ă  disposition pour offrir son expertise afin d’assurer le plein succĂšs de ce processus.

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Violence policiĂšre en Tunisie : Le CGDDH dĂ©nonce l’agression de l’avocat tunisien Noureddine Bhiri

Le Centre de GenĂšve pour la DĂ©mocratie et les Droits humains a appris que l’avocat et opposant tunisien Noureddine Bhiri a Ă©tĂ© violemment agressĂ©, depuis son arrestation par la police tunisienne : un gonflement au visage et des traces apparentes de violence, ses habits ont aussi Ă©tĂ© dĂ©chirĂ©s. Le dĂ©tenu Abdelhamid Jelassi a Ă©tĂ© quant Ă  lui questionnĂ© sur la rencontre d’une dĂ©lĂ©gation de personnalitĂ©s turques Ă  l’ambassade turque Ă  Tunis. Monsieur Khayam Turki a Ă©tĂ© aussi interrogĂ© sur ses rencontres avec des responsables et diplomates Ă©trangers. De ce fait, le Centre souligne la nature politique de ces arrestations, ce qui inquiĂšte sur cette nouvelle Ă©tape franchie par la l’Etat tunisien, et sa politique de violation des droits et libertĂ©s des citoyens, garantis par les normes constitutionnelles internes et les conventions rĂ©gionales et internationales applicables. En outre, l’arrestation des juges et avocats confirme les craintes relatives Ă  la volontĂ© des autoritĂ©s tunisiennes Ă  soumettre le pouvoir judiciaire Ă  une pression Ă  mĂȘme de l’anĂ©antir et de l’empĂȘcher de remplir pleinement sa mission de rendre justice, dans le respect des procĂ©dures et des droits. Le Centre, qui salue pleinement la position du Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme qui a dĂ©noncĂ© ce mardi « l’aggravation de la rĂ©pression » en Tunisie aprĂšs cette nouvelle vague d’arrestations des journalistes, militants et opposants tunisiens, annonce qu’il a informĂ© de ces nouvelles inquiĂ©tantes, par la Rapporteuse spĂ©ciale sur l’indĂ©pendance des juges et des avocats, Madame Margaret SATTERTHWAITE. Le Centre demeure aussi trĂšs attentif aux cas annoncĂ©s et fera le nĂ©cessaire pour documenter les violations et saisir, si besoin, le ComitĂ© Contre la Torture Ă  GenĂšve, pour combattre l’impunitĂ©.

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La Tunisie : Un retour qui se confirme, du régime autoritaire

Me Ridha Ajmi La Tunisie plonge dans une nouvelle Ă©tape pour la rĂ©instauration du systĂšme totalitaire prĂ©sidentialiste, avec la nouvelle vague d’arrestations des opposants. Il convient donc de se prĂ©parer et d’y remĂ©dier en choisissant les meilleurs moyens de lutte. Soulignant tout d’abord qu’il y a plusieurs raisons qui peuvent motiver le prĂ©sident KS  Ă  arrĂȘter ses opposants politiques, en pleine crise Ă©conomique, sociale et politique. Certaines de ces raisons incluent : Une Ă©vidence : ces actions et arrestations sont contraires aux principes dĂ©mocratiques et aux droits de l’homme et peuvent entraĂźner une rĂ©duction de la libertĂ© d’expression, de la libertĂ© de rĂ©union et de la libertĂ© d’association. Cela Ă©tant, il convient de contrer cette politique et prĂ©server le respect des droits humains notamment par les actions et politiques suivantes : Les arrestations arbitraires peuvent aussi ĂȘtre combattues Ă  travers plusieurs moyens par la sociĂ©tĂ© civile et les partis politiques, notamment : Ainsi, la lutte contre les arrestations arbitraires nĂ©cessite une collaboration entre les diffĂ©rents acteurs de la sociĂ©tĂ©, y compris les citoyens, les mĂ©dias, les organisations de dĂ©fense des droits de l’homme, les partis politiques et les autoritĂ©s judiciaires. C’est seulement en travaillant ensemble que nous pouvons faire avancer la cause de la justice et de la protection des droits de l’homme.

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Charlie Hebdo et sa nouvelle caricature honteuse : La satire qui ne passe pas !

Par Me Ridha Ajmi La haine entre les peuples peut avoir de graves consĂ©quences nĂ©gatives sur les relations entre les communautĂ©s et sur la sociĂ©tĂ© dans son ensemble. Elle peut conduire Ă  des conflits violents, Ă  la discrimination, Ă  l’exclusion et Ă  la marginalisation de certains groupes de personnes. La haine peut Ă©galement entraver la coopĂ©ration entre les nations et les peuples, ce qui affecte le dĂ©veloppement Ă©conomique et la paix. Elle peut Ă©galement avoir un impact nĂ©gatif sur les individus, en les rendant, plus pessimistes et plus mĂ©fiants envers les autres. Enfin, la haine s’attaque Ă  la comprĂ©hension, le dialogue et la coopĂ©ration entre les peuples et favorise les guerres et les pratiques coloniales et inhumaines. Parmi les expressions de la haine dans la sociĂ©tĂ©, on peut pointer l’augmentation des tensions et la division entre ses diffĂ©rentes communautĂ©s, l’augmentation aussi des comportements agressifs, notamment des plus faibles, tels que les femmes, les enfants, les Ă©trangers et les handicapĂ©s, ainsi qu’à une perte de confiance et Ă  une dĂ©tĂ©rioration des relations interpersonnelles et familiales. De plus, la haine peut entraver la coopĂ©ration et le travail en Ă©quipe, nĂ©cessaires pour rĂ©soudre les problĂšmes communs, ce qui peut finalement nuire au dĂ©veloppement Ă©conomique et social. En fin de compte, la haine limite les opportunitĂ©s pour les individus, les communautĂ©s et les peuples, de s’épanouir et de rĂ©aliser leur plein potentiel. Elle entraĂźne aussi une polarisation accrue et un manque de tolĂ©rance et d’acceptation envers les diffĂ©rences culturelles et religieuses. L’expression de la haine ne peut et n’est pas considĂ©rĂ©e comme une libertĂ© d’expression en droit international. La plupart des pays ont des lois qui interdisent l’expression de la haine envers les personnes ou groupes en raison de leur race, leur religion, etc. Cela est considĂ©rĂ© comme une incitation Ă  la violence et Ă  la discrimination, qui affecte nĂ©gativement la sociĂ©tĂ© et la communautĂ© internationale dans son ensemble. Une caricature qui ne passe pas ! En pleines souffrances sans prĂ©cĂ©dent depuis des siĂšcles, avec l’annonce de milliers de victimes, des photos et vidĂ©os qui dĂ©chirent les cƓurs, en plein deuil international et prĂ©cipitation Ă  apporter de l’aide au peuple turque victime d’un tremblement de terre considĂ©rĂ© parmi les plus fort de l’histoire, le  journal français Charlie Hebdo prend le chemin inverse de l’humanitĂ© entiĂšre, pour publier une caricature qui exprime sa haine vis-Ă -vis du peuple turque . MĂȘme pas besoin d’envoyer les chars !!, (le tremblement de terre a fait le nĂ©cessaire en Turquie. Il a dĂ©truit leurs villes, massacrĂ© leurs enfants, dĂ©chiquetĂ© leur femmes et brulĂ© leurs champs. Hourra, quelle victoire sans perdre un seul soldat français.. ! Charli Hebdo se moque des victimes du tremblement de terre en Turquie et selon les autoritĂ©s françaises, cela fait partie de la libertĂ© d’expression, comme bruler le livre saint des musulmans, fait aussi partie de la libertĂ© d’expression. On va oĂč avec cette stupiditĂ©, cette haine, cette horrible attitude sauvage. Dans quelle direction cette Ă©lite française sans Ăąme, ni esprit, ni morale, ni religion, ni principe, ni humanitĂ©, elle mĂšne la pauvre France dĂ©chirĂ©e ? Une France qui va Ă  l’encontre des normes de dĂ©cence et de respect pour les personnes qui souffrent et pour leur mĂ©moire. Une France qui perd en toute vitesse de terrain, car elle perd en toute vitesse de normes et de principes, y c les plus Ă©lĂ©mentaires liĂ©s Ă  la qualitĂ© premiĂšre mĂȘme de l’humain. Sciemment, la France qui nous demande de se taire car son journal Charlie Hebdo exerce sa libertĂ© d’expression Ă  la française. Accepte de causer de la douleur et de l’offense supplĂ©mentaires pour les familles des victimes et la communautĂ© internationale en deuil dans son ensemble. Une insensibilitĂ© exceptionnelle irrespectueuse qui reflĂšte une culture en pleine dĂ©cadence et une civilisation en dĂ©clin. En voyant la caricature, les moins exigeants des juristes ont pensĂ© que les autoritĂ©s françaises vont demander au journal de publier une dĂ©claration formelle d’excuse en expliquant pourquoi il regrette sa caricature grossiĂšre. On a imaginĂ© que Charlie Hebdo va remĂ©dier en organisant une campagne de sensibilisation sur l’importance du respect des victimes de catastrophe et sur la nĂ©cessitĂ© de traiter les Ă©vĂ©nements avec compassion et Ă©gard. Les plus humains auraient peut-ĂȘtre l’audace de supposer que ce journal peut faire un don Ă  des organisations de bienfaisance qui aident les victimes de cette catastrophe en Turquie et en Syrie, montrant ainsi son engagement en faveur de la solidaritĂ© et de l’empathie. Cela peut ĂȘtre interprĂ©tĂ© alors comme des excuses sincĂšres et non motivĂ©es par des considĂ©rations commerciales ou politiques. Il s’est avĂ©rĂ© que la France ne fait pas partie de ce monde et que sa dĂ©cadence est irrĂ©versible. Quel sens donc pour Charlie Hebdo de leur rappeler que sa benĂȘt caricature enfreint les lois sur la diffamation, la libertĂ© de la presse ou les droits de l’homme ?  Quelle utilitĂ© de rappeler Ă  la France de la nĂ©cessitĂ© d’agir pour corriger la situation, d’enquĂȘter et d’engager des poursuites judiciaires pour remĂ©dier Ă  ce crime de haine, en respect Ă  ses devoirs de s’assurer que la dignitĂ© et les droits des victimes sont protĂ©gĂ©s, et que les actes de moquerie ou d’insulte envers elles ne sont pas tolĂ©rĂ©s. ?

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A la mĂ©moire du martyre Ridha Bouzayen : Le virage d’un moment historique en crime d’Etat prĂ©mĂ©ditĂ©

Par Dr. Mohamed Mefteh AprĂšs le coup d’état du 25 juillet 2021, la date 14 janvier est devenue dĂ©sormais un moment favori pour protester contre la dĂ©rive autocratique de kais saied. Le martyre Ridha Bouzayen comme tous les militants des droits de l’homme ne ratait aucun appel Ă  manifestation pour cĂ©lĂ©brer ce moment nostalgique. Pour avorter la cĂ©lĂ©bration de la rĂ©volution en ce moment du 14 janvier 2022, l’autoritĂ© du coup d’état a manipulĂ© les recommandations du comitĂ© scientifique, asservi tous les moyens de rĂ©pression du ministĂšre de l’intĂ©rieur et a abusĂ© de l’autoritĂ© du pouvoir local. De leurs cĂŽtĂ©, les rĂ©volutionnaires Ă©taient intransigeants de cĂ©lĂ©brer la rĂ©volution dans son avenu symbolique, la confrontation Ă©tait alors inĂ©vitable. Le bilan du recours Ă  la force s’est soldĂ© par le dĂ©cĂšs du martyre Ridha Bouzayen, l’arrestation de 32 manifestants[1], et l’agression d’une vingtaine de journalistes dont les correspondants du journal « LibĂ©ration Â», Jeune Afrique magazine, « Hakaekonline Â» et France Inter et le photographe de « Business news [2]» Le dĂ©cĂšs du martyre Ridha Bouzayen, victime du recours excessif Ă  la force, engage la responsabilitĂ© du coup d’Etat et constitue un crime prĂ©mĂ©ditĂ© puisque : L’obligation d’un engagement renouvelĂ©, aprĂšs dix ans de la victoire du peuple tunisien contre la dictature, la commĂ©moration du dĂ©cĂšs du martyre Ridha Bouzeyen doit rappeler au clan rĂ©volutionnaire que la contre rĂ©volution est toujours active et que le chemin de la victoire dĂ©finitive et la rĂ©alisation des objectifs de la rĂ©volution du 14 janvier reste encore inachevĂ©. En 2023, rendre hommage aux martyres et ĂȘtre loyal Ă  leur voie incombe aux rĂ©volutionnaires la responsabilitĂ© de : rendre justice aux familles des martyres et ĂȘtre intransigeant face Ă  l’impunitĂ© des criminels, dĂ©voiler les illusions qu’un coup d’état puisse ĂȘtre constructif et au service de l’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral et enfin dĂ©noncer et discrĂ©diter le discourt populiste stĂ©rile et clivant tenu par le chef du coup d’état. -La relation entre hypertension artĂ©rielle et accidents vasculaires cĂ©rĂ©braux : une Ă©quation modifiable Fabienne Contegal. Registre dijonnais des AVC,La Lettre du Cardiologue – n° 381 – janvier 2005 [1]  ŰŻÙŠÙ„Ùˆ: Ű§Ù„Ű„ÙŰ±Ű§ŰŹ Űčن 16 ŰŽŰźŰ”Ù‹Ű§ من ŰšÙŠÙ† 32 ŰȘم Ű„ÙŠÙ‚Ű§ÙÙ‡Ù… ŰźÙ„Ű§Ù„ “ۭۧŰȘۏۧۏۧŰȘ ŰčÙŠŰŻ Ű§Ù„Ű«ÙˆŰ±Ű©” https://ultratunisia.ultrasawt.com [2] https://www.alhurra.com/tunisia/2022/01/16 [3] -HÉMATOMES INTRACRÂNIENS NON TRAUMATIQUES L. Velly*, N. Bruder, L. Pellegrini Service d’AnesthĂ©sie RĂ©animation 1, PĂŽle AnesthĂ©sie-RĂ©animation Timone, Centre Hospitalier Universitaire de la Timone, Aix-Marseille UniversitĂ©, 264 rue St-Pierre, 13385 Marseille.

Ridha Ajmi
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Le prĂ©sident du CGDDH : Kais Saied s’attaque Ă  la dĂ©mocratie, aux libertĂ©s et aux droits d l’homme

L’avocat tuniso-suisse et prĂ©sident du Centre de GenĂšve pour la DĂ©mocratie et les Droits humains Ridha Ajmi a assurĂ©, lors de la confĂ©rence de presse du 1er fĂ©vrier 2022 au club suisse de la presse Ă  GenĂšve, que le peuple tunisien a clarifiĂ© sa position vis-Ă -vis des Ă©lections en Tunisie, en boycottant les urnes les 17 dĂ©cembre 2022 et le 29 janvier 2023. En effet, seulement 11 % des tunisiens se sont dĂ©placĂ©s pour voter dimanche 29 janvier 2023, dont moins de 4 % de jeunes et de femmes. « Avec de tels chiffres, la Tunisie marque le taux de participation aux Ă©lections le plus bas de l’Afrique et le plus faible depuis la rĂ©volution tunisienne», a-t-il assurĂ©. Me Ajmi a indiquĂ© aussi que les Ă©lections ont Ă©tĂ© organisĂ©es sans la participation des partis politiques, ni de la sociĂ©tĂ© civile, et ne peuvent en aucun cas ĂȘtre lĂ©gitimes. Avec les diffĂ©rents dĂ©crets-lois qu’il adopte pour modifier la loi Ă©lectorale, Kais SaĂŻd offre non seulement un parlement sans partis politiques et sans opposition, mais s’attaque Ă©galement aux droits des tunisiens Ă  participer aux Ă©lections. En outre, il met en place un climat gĂ©nĂ©ral extrĂȘmement hostile aux droits fondamentaux, puisque tous les partis politiques et les corps intermĂ©diaires de la sociĂ©tĂ© civile sont aujourd’hui Ă©cartĂ©s de la vie publique. La position de la femme s’est aussi beaucoup rĂ©gressĂ©e, ajoute l’avocat tunisien : elle passe de l’occupation de la moitiĂ© des siĂšges du parlement Ă  une reprĂ©sentation symbolique et se trouve en dehors du systĂšme Ă©lectoral. Le prĂ©sident du CGDDH a par ailleurs assurĂ© que depuis le coup d’Etat en juillet 2021, Kais SaĂŻd dĂ©tient tous les pouvoirs. En effet, et aprĂšs avoir suspendu le parlement, le prĂ©sident dirige seul le pays par des dĂ©crets-lois non susceptibles de recours en annulation. Il a aussi dissout pour dĂ©cret l’Instance provisoire du contrĂŽle de la constitutionnalitĂ© des projets de loi , tout en empĂȘchant la mise en place de la Cour constitutionnelle, pour Ă©viter tout contrĂŽle constitutionnel. ” En dissolvant le Conseil SupĂ©rieur de la Magistrature, le 13 fĂ©vrier 2022, et le remplaçant par un nouvel organe temporaire, intitulĂ© “Conseil supĂ©rieur temporaire de la magistrature”, dont les membres, soigneusement choisis par lui seul, ont prĂȘtĂ© serment devant lui le lundi 7 mars 2022, Kais SaĂŻd s’attaque cette fois au pouvoir judiciaire”, affirme Me Ajmi. Me Ajmi a citĂ© l’exemple du dĂ©cret-loi par lequel Kais SaĂŻd a limogĂ© 57 juges, en les accusant publiquement et sans fondements, de corruption et d’autres crimes d’honneur. “Il a accusĂ© plusieurs juges non nommĂ©s de corruption, d’avoir retardĂ© des affaires de “terrorisme”, de harcĂšlement sexuel, de collusion avec des partis politiques et d’obstruction Ă  la justice”. Ce pouvoir de limoger les juges a Ă©tĂ© qualifiĂ© par le directeur rĂ©gional de la Commission internationale des juristes, SaĂŻd Benarbia, d’affront Ă  la sĂ©paration des pouvoirs et Ă  l’indĂ©pendance de la justice” :”À travers lui, l’effondrement de l’État de droit et de l’ordre constitutionnel est maintenant complet”, affirmĂ© Me Ajmi. Le prĂ©sident du CGDDh a averti aussi qu’en absence de justice autonome, la Tunisie vit actuellement le retour du laxisme de l’État qui ferme les yeux face aux cas de torture avĂ©rĂ©s auxquels sont soumis des Tunisiens de tous Ăąges. il a rappelĂ© que l’Organisation tunisienne de lutte contre la torture a enregistrĂ© « des violences commises mĂȘme contre des enfants mineurs et a documentĂ© des cas de violence institutionnelle visant Ă  limiter la libertĂ© d’expression et le droit de manifester.» Il finit par rappeler que la justice internationale et africaine a Ă©tĂ© saisie pour dĂ©noncer les violations massives des droits humain.

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