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DĂ©claration contre la Diabolisation des Activistes des Droits de l’Homme

Chers Amis et Soutiens, Nous sommes confrontĂ©s Ă  une situation oĂą des accusations infondĂ©es et des tentatives de diabolisation ont Ă©tĂ© portĂ©es Ă  l’encontre des activistes des droits de l’homme en Suisse . Ces accusations, fondĂ©es sur des affirmations erronĂ©es et des amalgames infondĂ©s, sont profondĂ©ment prĂ©occupantes. Nous, au Centre de Genève pour la DĂ©mocratie et les droits humains, tenons Ă  condamner fermement toute tentative de discrĂ©diter le travail acharnĂ© et dĂ©vouĂ© des dĂ©fenseurs des droits de l’homme en Suisse et dans le monde entier. Il est regrettable que des allĂ©gations sans fondement aient Ă©tĂ© faites concernant des liens supposĂ©s avec des groupes controversĂ©s. Ces accusations sont non seulement infondĂ©es, mais elles visent Ă©galement Ă  dĂ©tourner l’attention du vĂ©ritable objectif : dĂ©fendre les droits inaliĂ©nables de chaque individu, sans distinction d’origine, de croyance ou d’affiliation politique. Loin des Ă©tiquettes politiques ou des affiliations partisanes, notre engagement en faveur des droits de l’homme est basĂ© sur les principes universels de justice, d’Ă©quitĂ© et de respect de la dignitĂ© humaine. Nous rĂ©affirmons notre engagement Ă  travailler pour la protection des droits fondamentaux de chaque individu, sans prĂ©jugĂ©s ni prĂ©fĂ©rences politiques. Les accusations de soutien prĂ©sumĂ© Ă  des actions violentes ou Ă  des organisations controversĂ©es ne correspondent en rien Ă  nos valeurs, nos missions ou nos actions. Nous condamnons catĂ©goriquement toute forme de violence et nous nous engageons pour la paix, la justice et la protection des civils partout dans le monde. Nous appelons Ă  un dialogue ouvert, fondĂ© sur des faits vĂ©rifiables et une discussion constructive pour dissiper toute confusion ou malentendu. Nous remercions tous nos soutiens, partenaires et sympathisants qui partagent nos valeurs et qui nous accompagnent dans notre lutte pour un monde plus juste, Ă©quitable et respectueux des droits de l’homme. Ensemble, continuons Ă  dĂ©fendre les valeurs universelles des droits de l’homme, et rejetons fermement toute forme de stigmatisation ou de diabolisation envers ceux qui Ĺ“uvrent pour un monde meilleur. Ensemble, continuons Ă  condamner les crimes de guerre Ă  Gaza, les massacres des enfants et des civils, le bombardement des hĂ´pitaux et la destitution des lieux de cultes, Ensemble, Ĺ“uvrons pour le respect sans rĂ©serves du droit humanitaire, du droit Ă  l’eau, Ă  la nourriture et les soins aux malades et aux blessĂ©s pendant les guerres; c’est notre mission profondĂ©ment suisse, que nous sommes fiers, toutes et tous, de l’assumer. En solidaritĂ©, Le Centre de Genève pour la DĂ©mocratie et les droits humains

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Appel urgent pour inclure Israël dans la liste de la honte

Genève le 09 Octobre 2023 Appel urgent pour inclure IsraĂ«l dans la liste de la honte. Objet : Respect du droit des enfants palestiniens et traitement Ă©quitable. Monsieur le SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral Guterres, Nous, les organisations soussignĂ©es, vous Ă©crivons aujourd’hui avec une profonde prĂ©occupation concernant la rĂ©cente dĂ©cision d’exclure IsraĂ«l de la liste de la honte des Nations Unies, qui met en Ă©vidence les pays et entitĂ©s responsables de mauvais traitements envers les enfants dans les conflits armĂ©s. Nous  Ĺ“uvrant pour la promotion de la dĂ©mocratie, une justice pour tous ainsi que pour la protection des droits humains, croyons fermement en l’importance d’un traitement Ă©quitable et en la responsabilisation de toutes les parties impliquĂ©es dans les conflits, indĂ©pendamment de leurs affiliations politiques ou gĂ©ographiques. La dĂ©cision de ne pas inclure IsraĂ«l dans la liste de la honte soulève de sĂ©rieuses prĂ©occupations quant Ă  la cohĂ©rence et Ă  l’impartialitĂ© des efforts des Nations Unies et s’écarte d’une manière particulièrement inquiĂ©tante de vos dĂ©clarations quant au traitement infligĂ© Ă  tous les enfants partout dans le monde sans discrimination sur la base de leur origine, couleur, religion et/ou appartenance ethnique. Nous tenons Ă  signaler que les mesures ayant Ă©tĂ© prises pour « encourager des changements positifs et rĂ©duire les frappes aĂ©riennes israĂ©liennes en 2022 », comme cela a Ă©tĂ© soulignĂ© par Mme Virginia Gamba, la ReprĂ©sentante spĂ©ciale pour les enfants et les conflits armĂ©s, ne sont pas suffisantes. Nous sommes convaincues que des violations graves contre les enfants palestiniens continuent de se produire, et ce depuis de longues annĂ©es, et elles mĂ©ritent d’ĂŞtre portĂ©es Ă  l’attention de la communautĂ© internationale. Nous comptons sur les organes onusiens sous votre responsabilitĂ© pour franchir le pas dĂ©cisif qui tarde Ă  se concrĂ©tiser pour des raisons purement politiques et gĂ©ostratĂ©giques de certains Etats membres, car l’enfant palestinien demeure un enfant et son sang Ă©coulĂ© a la mĂŞme couleur que celui de son frère en Ukraine. Les Nations Unies, en tant que principal organe international chargĂ© de promouvoir la paix, la justice et les droits humains, a la responsabilitĂ© d’assurer la protection des droits et du bien-ĂŞtre de tous les enfants touchĂ©s par les conflits. Après toutes les exactions commises contre les enfants palestiniens, il devient urgent d’inclure l’Etat d’IsraĂ«l dans la liste de la honte (des contrevenants) afin de souligner la nĂ©cessitĂ© d’une responsabilitĂ© et d’une transparence pour toutes les parties impliquĂ©es dans les conflits armĂ©s. Nous croyons fermement que votre voix aura un impact plus fort et contribuera Ă  promouvoir la justice ainsi que la protection des droits de l’enfant. Nous vous remercions de votre attention Ă  cette question urgente et vous prions de croire, Monsieur le SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral des Nations Unies, en en l’assurance de notre considĂ©ration. Centre de Genève pour la DĂ©mocratie et les Droits Humains CGDDH Horan Rencontre Rencontre pour la citoyennetĂ© Justice Pour Tous L’institut international pour la paix la justice et les droits de l’homme L’institut scandinave pour les droits de l’homme/ Fondation Haytham Manna L’observatoire français des droits de l’homme Protection des dĂ©fenseurs des droits de l’homme dans le monde arabe  (PADDH) Syrian medical committee Contacts : info@gcdhr.org  TĂ©l 022 7600204

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Le Centre de Genève exprime sa préoccupation et sa solidarité envers les détenus politiques en Tunisie

**COMMUNIQUÉ DE PRESSE** Genève, le 6 octobre 2023 – Le Centre de Genève pour la DĂ©mocratie et les Droits Humains (CGDDH) suit attentivement la situation en Tunisie, oĂą des personnalitĂ©s politiques et des membres de partis politiques ont entamĂ© une grève de la faim en signe de solidaritĂ© avec les dĂ©tenus politiques. Cette action intervient suite Ă  l’arrestation de Mme Abir Moussi, une autre opposante, deux jours après son arrestation près de l’entrĂ©e du Palais prĂ©sidentiel de Carthage. Le CGDDH rappelle que depuis juillet 2021, le prĂ©sident KaĂŻs SaĂŻd a pris des mesures exceptionnelles, invoquant des pouvoirs d’exception prĂ©vus par la Constitution tunisienne de 2014. Ces mesures ont entraĂ®nĂ© l’ouverture d’enquĂŞtes pĂ©nales contre des personnalitĂ©s de l’opposition, considĂ©rĂ©es comme des ennemis du prĂ©sident. De plus, il a dissous le Parlement, pris des dĂ©crets-lois menaçant la libertĂ© d’expression, supervisĂ© la rĂ©daction d’une nouvelle constitution, et cherchĂ© Ă  renforcer son influence sur le pouvoir judiciaire, instrumentalisĂ© pour faire taire l’opposition et rĂ©duire au silence le système de contre-pouvoirs institutionnels. Le prĂ©sident K. SaĂŻd a Ă©galement acquis des pouvoirs lui permettant d’intervenir dans la gestion de la carrière des magistrats, les rĂ©voquant sommairement et ayant le dernier mot pour la nomination des magistrats. Il a, par exemple, rĂ©voquĂ© arbitrairement 57 magistrats en juin 2022, tandis que le climat d’intimidation s’est accentuĂ© avec des dĂ©clarations qualifiant des figures de l’opposition de “terroristes”. Des personnalitĂ©s politiques et partisanes tunisiennes ont entamĂ© une grève de la faim en soutien aux prisonniers politiques en grève. Plus de 60 politiciens, dont des membres du parti politique principal Ennahda et de la gauche tunisienne, ainsi que des personnalitĂ©s indĂ©pendantes influentes, ont rejoint cette grève pour protester contre une justice partiale et demander la libĂ©ration des prisonniers politiques. Cinq prisonniers en grève de la faim, dont Rached Ghannouchi, le chef du mouvement Ennahdha et ex-prĂ©sident du parlement tunisien, ont Ă©galement lancĂ© cette action en signe de solidaritĂ©. Le prĂ©sident tunisien KaĂŻs SaĂŻd, qui a critiquĂ© la grève de la faim des prisonniers politiques, les a Ă  nouveau accusĂ©s de conspirer contre la sĂ©curitĂ© de l’État, prĂ©fĂ©rant poursuivre sa politique d’utilisation du système judiciaire pour rĂ©primer l’opposition et limiter la libertĂ© d’expression en terrorisant les journalistes arrĂŞtĂ©s pour avoir critiquĂ© le gouvernement. Le Centre de Genève, condamnant fermement l’utilisation abusive de la dĂ©tention prĂ©ventive pour rĂ©duire au silence l’opposition politique, dĂ©clare que ces mesures portent atteinte aux droits humains et Ă  la dĂ©mocratie en Tunisie. Il apporte un soutien inconditionnel Ă  la grève de la faim des opposants politiques dĂ©tenus et de leurs membres de la famille. Le CGDDH appelle Ă  la vigilance internationale et Ă  la protection des acquis dĂ©mocratiques et des droits civils en Tunisie. La dĂ©fense de la dĂ©mocratie et des droits humains demeure une prioritĂ© indiscutable dans cette rĂ©gion en proie Ă  l’instabilitĂ© politique et institutionnelle.

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Lettre ouverte à la communauté internationale et aux candidats pour les deux chambres du parlement suisse

Le Centre de Genève pour la DĂ©mocratie et les Droits Humains CGDDH tient Ă  alerter l’opinion publique en suisse et dans le monde concernant la poursuite du blocus israĂ©lien imposĂ© sur la bande de Gaza depuis 2007. La politique de bouclage strict de la bande de Gaza par voie terrestre, maritime et aĂ©rienne a eu de graves rĂ©percussions sur la vie de plus de 2 millions de Palestiniens, vivant dans une zone gĂ©ographique ne dĂ©passant pas 365 km². Le blocus imposĂ© Ă  la bande de Gaza a eu des consĂ©quences considĂ©rables sur la vie des habitants et les attaques militaires israĂ©liennes rĂ©pĂ©tĂ©es sur la ville, ciblant rĂ©gulièrement des zones civiles, ont contribuĂ© Ă  la grave dĂ©tĂ©rioration des installations de services telles que la santĂ© et l’éducation. Le blocus a transformĂ© Gaza en une « prison Ă  ciel ouvert Â» et cette situation ainsi que les attaques militaires rĂ©pĂ©tĂ©es sur la bande de Gaza sont dĂ©crites par les Nations unies comme « crĂ©ant des conditions prĂ©judiciables Ă  la vie humaine ». Le blocus imposĂ© Ă  la bande de Gaza Ă©quivaut Ă  une punition collective. En effet, la puissance occupante punit toute la population, indĂ©pendamment de la responsabilitĂ© individuelle. Le blocus de Gaza a entraĂ®nĂ© des rĂ©percussions catastrophiques, notamment une augmentation du taux de chĂ´mage des jeunes âgĂ©s de moins 29 ans, atteignant les 71,8% en 2022 comparĂ© Ă  62% en 2021. De plus, le blocus est responsable de la privation de centaines de patients, en particulier ceux atteints de maladies graves qui ne peuvent pas ĂŞtre soignĂ©es dans la bande de Gaza, de l’accès aux soins dans des hĂ´pitaux en Cisjordanie ou Ă  l’Ă©tranger. Le blocus a Ă©galement maintenu les entrepĂ´ts de mĂ©dicaments de Gaza dans un Ă©tat de pĂ©nurie permanente, car le matĂ©riel mĂ©dical disponible dans la bande de Gaza est limitĂ©, et plus de 255 types de mĂ©dicaments ne sont pas disponibles,  et sont sous interdiction continuelle. Les lourds dĂ©gâts du blocus se sont Ă©galement Ă©tendus Ă  d’autres secteurs tels que l’eau, l’Ă©lectricitĂ©, les infrastructures, l’assainissement et autres. IsraĂ«l continue de violer la rĂ©solution n° 1860 du Conseil de sĂ©curitĂ© du 8 janvier 2009, qui appelait Ă  l’approvisionnement et Ă  la distribution sans entrave de l’aide humanitaire Ă  Gaza, y compris de la nourriture, des mĂ©dicaments ainsi que des traitements mĂ©dicaux. CGDDH invite les candidtats au conseil National et conseil des Etats Ă  prendre position et rappeler que la suisse est dĂ©positaire des conventions de Genève et abritent les bureaux des organisations internationales qui ont un lien direct avec la cause palestinienne.   La communautĂ© internationale et la suisse en particulier doivent Ĺ“uvrer pour mettre fin aux souffrances de la population civile et Ă  faire pression pour que soit levĂ© le blocus terrestre et maritime illĂ©gal imposĂ© Ă  la bande de Gaza et que les dirigeants israĂ©liens soient tenus responsables des violations et exactions qu’ils continuent de commettre Ă  l’encontre des Palestiniens.

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Le Centre de Genève soutient la grève de la faim des prisonniers politiques en Tunisie

CommuniquĂ© de Presse – Pour publication immĂ©diate Genève, 02.10.2023 – Le Centre de Genève pour la DĂ©mocratie et les Droits Humains (CGDDH) exprime sa plus grande prĂ©occupation face Ă  la dĂ©tĂ©rioration de la situation des droits humains en Tunisie et Ă  la rĂ©cente sĂ©rie de grèves de la faim menĂ©e par les prisonniers politiques. Nous condamnons fermement l’arrestation et la dĂ©tention prolongĂ©e de militants politiques et appelons Ă  leur libĂ©ration immĂ©diate. La grève de la faim, initiĂ©e par le militant Jawhar Ben M’barek, a pris de l’ampleur pour inclure des figures importantes de la scène politique tunisienne, notamment l’ex-prĂ©sident du parlement tunisien, Rachid Ghannouchi. Cette protestation pacifique est le rĂ©sultat de l’injustice persistante et des violations des droits humains commises Ă  l’encontre de ces dĂ©tenus politiques, dĂ©sarmĂ©s après les mesures prises contre l’autoritĂ© judiciaire qui n’a plus son mot Ă  dire dans les affaires politisĂ©es. Des dizaines de prisonniers politiques en Tunisie sont dĂ©tenus depuis plusieurs mois sur la base d’accusations de complot, avec la complicitĂ© du système judiciaire dĂ©sormais souffrant de l’impartialitĂ© et de l’incapacitĂ© Ă  garantir la justice. face Ă  ce constat, le CGDDH rappelle l’importance de garantir le droit au procès Ă©quitable et le respect des droits fondamentaux de tous les citoyens, y compris ceux qui expriment pacifiquement leur dĂ©saccord politique. Nous exhortons les autoritĂ©s tunisiennes Ă  plutĂ´t engager un dialogue constructif avec les prisonniers politiques et Ă  prendre des mesures concrètes pour rĂ©pondre Ă  leurs revendications lĂ©gitimes. La prĂ©servation de la dĂ©mocratie et des droits humains en Tunisie est cruciale pour le pays et pour la rĂ©gion dans son ensemble. Le Centre de Genève, qui reste engagĂ© dans la promotion et la dĂ©fense des droits fondamentaux, appelle la communautĂ© internationale Ă  se joindre Ă  cet appel pour la protection des droits humains en Tunisie. Pour plus d’informations, veuillez contacter : info@gcdhr.org

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Le Centre de Genève exprime son soutien inconditionnel Ă  la lutte des militants tunisiens Ghannouchi et Bin M’Brakek en grève de faim

CommuniquĂ© de Presse – Pour diffusion immĂ©diate Genève, le 29 septembre 2023 – Le Centre de Genève pour la DĂ©mocratie et les Droits Humains (CGDDH) exprime son soutien inconditionnel Ă  la lutte acharnĂ©e des militants tunisiens pour la dĂ©mocratie, en particulier celle de Rachid Ghannouchi, ancien PrĂ©sident du Parlement tunisien, en dĂ©pit des conditions difficiles auxquelles il est confrontĂ© depuis plusieurs mois en dĂ©tention. Le CGDDH salue la dĂ©termination et le courage de Monsieur Ghannouchi, malgrĂ© son âge avancĂ© et son Ă©tat de santĂ© critique, qui a rĂ©cemment entamĂ© une grève de la faim de trois jours en solidaritĂ© avec le militant Jawhar Bin M’barek, et tous les prisonniers politiques dĂ©tenus en Tunisie. Cette action est un tĂ©moignage poignant de sa dĂ©termination Ă  dĂ©fendre les principes dĂ©mocratiques et Ă  lutter contre le recul inquiĂ©tant de la dĂ©mocratie en Tunisie. Il est Ă  rappeler que depuis le 25 juillet 2021, le prĂ©sident KaĂŻs SaĂŻd a consolidĂ© son pouvoir en Tunisie, invoquant des pouvoirs exceptionnels prĂ©sumĂ©s par la Constitution. Sa règne sans le moindre contrĂ´le institutionnel ou judiciaire est marquĂ© par l’ouverture d’enquĂŞtes pĂ©nales contre de nombreuses figures de l’opposition, la dissolution du Parlement, l’Ă©mission de dĂ©crets-lois restreignant la libertĂ© d’expression, et une ingĂ©rence croissante dans le système judiciaire. Le prĂ©sident SaĂŻd a Ă©galement rĂ©voquĂ© de manière arbitraire des magistrats et utilisĂ© un discours accusatoire contre les opposants. Le Centre de Genève saisit cette occasion pour appeler la communautĂ© internationale, la sociĂ©tĂ© civile et toutes les forces vives du monde entier, Ă  soutenir fermement la lutte du peuple tunisien pour la libertĂ©, la justice et la dĂ©mocratie. La situation actuelle en Tunisie exige une intensification des efforts pour promouvoir un dialogue inclusif et pacifique en vue de restaurer la stabilitĂ© politique et le respect des droits de l’homme dans ce pays maghrĂ©bin, sensiblement affectĂ© par les crises Ă©conomique et politique. La solidaritĂ© internationale demeure essentielle pour prĂ©server les valeurs fondamentales de libertĂ© et de justice. Pour plus d’informations et de mises Ă  jour sur la situation en Tunisie, veuillez nous contacter aux coordonnĂ©es suivantes. Contact Presse: info@gcdhr.org

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Le Centre de Genève dĂ©nonce l’islamophobie grandissante en France et appelle Ă  la protection des droits fondamentaux

Genève, le 27 septembre 2023 – Le Centre de Genève pour la DĂ©mocratie et les Droits Humains (CGDDH) condamne fermement la montĂ©e alarmante de l’islamophobie en France et lance un appel urgent pour la prĂ©servation des droits fondamentaux des citoyens français de confession musulmane. Le CGDDH exprime sa profonde inquiĂ©tude face Ă  l’accroissement de l’islamophobie en France, oĂą plus de dix millions de musulmans sont de plus en plus confrontĂ©s Ă  des discriminations, sous le prĂ©texte de la laĂŻcitĂ©. Alors que la France se revendique championne de la laĂŻcitĂ©, il est impĂ©ratif que l’État français soit rappelĂ© Ă  ses obligations en matière de protection des droits de l’homme et de non-discrimination. Le CGDDH condamne vivement les mesures discriminatoires prises par les autoritĂ©s françaises, notamment l’interdiction du port du voile pour les athlètes françaises aux Jeux olympiques de 2024 Ă  Paris et l’interdiction de l’abaya Ă  l’Ă©cole au prĂ©texte fallacieux de son caractère religieux. Ces dĂ©cisions, soutenues par les plus hautes instances de l’État français, vont Ă  l’encontre des principes laĂŻques en restreignant la libertĂ© de croyance et d’expression des citoyens. Le CGDDH exhorte l’État français Ă  respecter les principes fondamentaux des droits humains et Ă  mettre fin Ă  toute forme de discrimination religieuse. La libertĂ© de conscience et de croyance est un droit inaliĂ©nable qui doit ĂŞtre garanti Ă  tous les citoyens, quelle que soit leur religion. Il est impĂ©ratif que la France agisse en conformitĂ© avec les normes internationales en matière de droits de l’homme et qu’elle respecte ses engagements dans ce domaine. Ajoutons que le rĂ©cent “Rapport europĂ©en sur l’islamophobie 2022” souligne la tendance inquiĂ©tante Ă  l’institutionnalisation de l’islamophobie en Europe, la France Ă©tant citĂ©e en exemple. Les chiffres rĂ©vèlent une augmentation de la pression sur la population musulmane en France, avec la mise sous contrĂ´le de 1727 institutions islamiques et la fermeture de 118 autres. Ces mesures draconiennes sont incompatibles avec les principes dĂ©mocratiques et les droits humains fondamentaux. Le CGDDH rappelle Ă  l’État français son devoir de protĂ©ger et de respecter les droits fondamentaux de tous les citoyens. L’islamophobie en France doit ĂŞtre combattue avec fermetĂ©, et les principes laĂŻques doivent ĂŞtre appliquĂ©s de manière Ă©quitable pour garantir la libertĂ© de croyance et d’expression pour tous les citoyens.

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Le militant des droits de l’homme Jawhar Ben Mbarek en Tunisie entame une grève de la faim en signe de protestation contre des procĂ©dures judiciaires controversĂ©es

CommuniquĂ© de Presse, pour diffusion immĂ©diate Genève, Suisse – Le Centre de Genève pour la DĂ©mocratie et les Droits de l’Homme annonce que Jawhar Ben Mbarek, militant des droits de l’homme et leader de la Front de Salut National en Tunisie, a entamĂ© une grève de la faim depuis sa dĂ©tention pour protester contre ce qu’il considère comme une “procĂ©dure judiciaire injuste orchestrĂ©e par le juge d’instruction du pĂ´le de lutte contre le terrorisme.” Les arrestations, regroupĂ©es sous l’appellation “affaire du complot contre la sĂ©curitĂ© intĂ©rieure et extĂ©rieure de l’État,” ont dĂ©butĂ© en fĂ©vrier dernier et ont touchĂ© de nombreux militants politiques de premier plan, reprĂ©sentant divers courants politiques et intellectuels en Tunisie. Parmi les personnalitĂ©s arrĂŞtĂ©es figurent le chef du mouvement Ennahda, Rached Ghannouchi, ainsi que les dirigeants du Front de Salut National, Jawhar Ben Mbarek et ChaĂ®ma Issa, l’ancien ministre Khayam Al-Turki et le SecrĂ©taire GĂ©nĂ©ral du Parti RĂ©publicain, Issam Chebbi. RĂ©cemment, les enquĂŞtes ont Ă©tĂ© Ă©largies pour inclure le chef du Front de Salut, Ahmed Najib Al-Shabi, et d’anciens responsables. Le nombre de dĂ©tenus Ă  des fins politiques en Tunisie continue d’augmenter de manière alarmante. L’avocate Delila Ben Mbarek a dĂ©clarĂ© que Jawhar Ben Mbarek mettra fin Ă  sa grève de la faim uniquement lorsque “l’injustice sera corrigĂ©e, et que lui ainsi que tous les dĂ©tenus dans cette affaire politique montĂ©e de toutes pièces seront libĂ©rĂ©s.” Le Centre de Genève pour la DĂ©mocratie et les Droits de l’Homme exprime sa comprĂ©hension des circonstances qui ont poussĂ© Jawhar Ben Mbarek Ă  prendre cette dĂ©cision extrĂŞme, en rĂ©action au traitement injuste et Ă  l’utilisation de l’appareil judiciaire pour rĂ©gler des diffĂ©rends politiques. Le Centre rĂ©itère son soutien Ă  toutes les actions individuelles et collectives entreprises par les dĂ©tenus de cette affaire, ainsi que par tous les prisonniers politiques et les victimes de procès politiques visant Ă  priver les citoyens tunisiens de leur libertĂ© sans faute ni crime. Il en appelle Ă  tous les dĂ©fenseurs de la justice et de la libertĂ© en Tunisie, qu’ils soient issus de divers courants politiques ou de la sociĂ©tĂ© civile, Ă  dĂ©ployer tous les efforts possibles pour mettre fin Ă  cette injustice flagrante. Pour plus d’informations, veuillez contacter : info@gcdhr.org Cette version clarifie et simplifie le texte tout en maintenant l’essentiel de l’information.

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Deux Citoyennes Tunisiennes Saisissent la Cour Africaine des Droits de l’Homme et le ComitĂ© des Droits de l’Homme des Nations Unies pour Demander leur LibĂ©ration

[Genève-Suisse] – Mesdame Safinaz Ben Ali et Lamya El-Jendoubi, deux citoyennes tunisiennes injustement dĂ©tenues depuis juin 2022, ont saisi aujourd’hui la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples ainsi que le ComitĂ© des Droits de l’Homme des Nations Unies. Elles demandent instamment leur libĂ©ration immĂ©diate, allĂ©guant une dĂ©tention abusive et prolongĂ©e en violation flagrante des normes nationales et internationales des droits de l’homme. Contexte de l’Affaire En septembre 2021, les autoritĂ©s tunisiennes ont initiĂ© une enquĂŞte pĂ©nale contre la sociĂ©tĂ© Instalingo et 49 citoyens tunisiens, dont Safinaz et Lamya. Les accusations portĂ©es contre eux comprennent des activitĂ©s suspectes sur des plateformes de mĂ©dias sociaux, des liens prĂ©sumĂ©s avec des entitĂ©s Ă©trangères, notamment la Turquie et le Qatar, ainsi que des allĂ©gations de blanchiment d’argent. De plus, ils sont accusĂ©s d’avoir infiltrĂ© l’État et d’avoir favorisĂ© des individus liĂ©s Ă  un parti politique spĂ©cifique. Le 21 juin 2022, un mandat de dĂ©pĂ´t a Ă©tĂ© Ă©mis Ă  leur encontre par la Cour pĂ©nale de Sousse II, les maintenant en dĂ©tention sans qu’aucune procĂ©dure judiciaire rĂ©gulière n’ait Ă©tĂ© engagĂ©e Ă  leur Ă©gard. La loi tunisienne limite la dĂ©tention prĂ©ventive Ă  14 mois, ce qui signifie que leur libĂ©ration devrait intervenir respectivement le 13 aoĂ»t 2023 pour Safinaz et le 25 aoĂ»t 2023 pour Lamya. Appel Ă  la Cour Africaine des Droits de l’Homme et aux Nations Unies Face Ă  cette dĂ©tention prolongĂ©e, Safinaz et Lamya ont dĂ©cidĂ© de saisir la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples ainsi que le ComitĂ© des Droits de l’Homme des Nations Unies pour demander justice. Elles allèguent que leur dĂ©tention va Ă  l’encontre des dispositions lĂ©gales nationales et internationales, en particulier en ce qui concerne la durĂ©e de la dĂ©tention prĂ©ventive et les garanties procĂ©durales Ă©quitables. Appel Ă  l’Action Internationale Safinaz et Lamya ne sont pas les seules Ă  subir de telles injustices en Tunisie. Dans un contexte oĂą le respect des droits de l’homme est de plus en plus prĂ©occupant, elles appellent la communautĂ© internationale Ă  se mobiliser pour mettre fin Ă  ces pratiques et Ă  faire pression sur les autoritĂ©s tunisiennes pour garantir le respect des droits fondamentaux de tous les citoyens. Les avocats des plaignantes dĂ©clarent : “Nous continuerons Ă  lutter pour la justice et Ă  plaider en faveur de la libĂ©ration immĂ©diate de nos clientes, Safinaz et Lamya. Nous avons confiance dans la justesse de leur cause et dans le respect des normes internationales des droits de l’homme.” La Cour Africaine des Droits de l’Homme et le ComitĂ© des Droits de l’Homme des Nations Unies sont maintenant saisis de cette affaire, avec une requĂŞte des mesures provisoires, et l’espoir de Safinaz et Lamya repose sur le respect des principes universels de la justice et des droits de l’homme. Contact MĂ©dias : Pour plus d’informations ou d’interviews, veuillez contacter le Centre de Genève pour la DĂ©mocratie et les droits humains : info@gcdhr.org ou  +216 96 199 999

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Accord UE & Tunisie : Ridiculous Leap into the Void?

Le 16 juillet 2023, un dimanche censĂ© ĂŞtre un jour de repos et de paix, a Ă©tĂ© marquĂ© par l’arrivĂ©e de hauts responsables de l’Union europĂ©enne Ă  Tunis pour cĂ©lĂ©brer la signature d’un accord qu’ils ont baptisĂ© “partenariat stratĂ©gique” 1 . Cet accord prĂ©tendait ĂŞtre centrĂ© sur la lutte contre l’immigration irrĂ©gulière, avec des Ă©lĂ©ments supplĂ©mentaires tels que l’aide Ă©conomique et au dĂ©veloppement, tout cela pour justifier leur approche ferme envers un partenaire faible et en difficultĂ© depuis le coup d’État du 25 juillet 2021. Madame Ursula von der Leyen, prĂ©sidente de la Commission europĂ©enne, a qualifiĂ© ces efforts d’investissement dans une “prospĂ©ritĂ© partagĂ©e”, en Ă©voquant “cinq piliers”. Giorgia Meloni, cheffe du gouvernement italien, ainsi que son homologue nĂ©erlandais, Mark Rutte, ont jouĂ© des rĂ´les clĂ©s lors de cet Ă©vĂ©nement, qui, selon certains intellectuels tunisiens, pourrait ĂŞtre comparĂ© Ă  la signature du traitĂ© de Bardo le 12 mai 1881, qui a permis Ă  la France de coloniser le pays jusqu’au 20 mars 1956. Ils voient cette signature comme une nouvelle phase coloniale, cette fois sous les couleurs du drapeau de l’Union europĂ©enne. NĹ“ud du problème ? Le nĹ“ud du problème rĂ©side dans le fait que la Tunisie et la Libye sont devenues les principales portes d’entrĂ©e pour les demandeurs d’asile africains cherchant Ă  rejoindre l’Europe occidentale. Parmi eux se trouvent des Tunisiens fuyant la dictature et l’anarchie du rĂ©gime putschiste, ainsi que des personnes originaires d’anciennes colonies françaises, toujours sous l’influence de la France, et d’autres pays tels que l’Égypte, la CĂ´te d’Ivoire, la Syrie, l’Afghanistan, le Pakistan et le Bangladesh. Le nombre d’arrivĂ©es a considĂ©rablement augmentĂ© ces dernières annĂ©es, atteignant 102 000 personnes en 2022, soit une augmentation de 51 % par rapport Ă  2021 malgrĂ© les mesures prises par les gouvernements d’extrĂŞme droite en France et en Italie. L’accord signĂ© avec l’Union europĂ©enne prĂ©voit une aide financière de 105 millions d’euros Ă  la Tunisie pour lutter contre l’immigration irrĂ©gulière. Cependant, les dĂ©tails de cette lutte et des mesures de contrĂ´le restent confidentiels et difficiles Ă  justifier lĂ©galement au niveau international et europĂ©en. En outre, cette aide financière s’ajoute Ă  une autre aide budgĂ©taire de 150 millions d’euros prĂ©vue en 2023 pour aider la Tunisie Ă  faire face aux pĂ©nuries rĂ©gulières de produits de première nĂ©cessitĂ©. Cette aide est toutefois conditionnĂ©e Ă  un accord avec le Fonds monĂ©taire international (FMI) sur un nouveau crĂ©dit de 2 milliards de dollars, ce qui suscite des tensions en raison des conditions imposĂ©es par le FMI concernant la levĂ©e des subventions sur les produits de base et la restructuration des entreprises publiques en difficultĂ©. Finalement, la majeure partie de l’aide financière de l’UE, estimĂ©e Ă  105 millions d’euros, ne sera pas versĂ©e en numĂ©raire Ă  la Tunisie, mais prendra la forme de bateaux de recherche et de sauvetage, de vĂ©hicules, de radars, de drones et d’autres Ă©quipements de patrouille fournis par des sociĂ©tĂ©s europĂ©ennes. Cela signifie que la majeure partie de cet argent restera en Europe et profitera Ă  l’Ă©conomie europĂ©enne, tandis que la Tunisie ne recevra qu’une part relativement modeste de ce montant annoncĂ©. *2 Prix payĂ© ? Le prix annoncĂ© pour la Tunisie dans cet accord comporte plusieurs Ă©lĂ©ments concrets : 1. Extension du programme d’Ă©changes Erasmus Ă  la Tunisie : Cela implique des coĂ»ts pour l’UE, mais servira de moyen pour attirer les Ă©tudiants les plus brillants vers l’Europe, malgrĂ© les besoins de la Tunisie en ressources humaines. 2. Une aide financière de 65 millions d’euros : Cela Ă©quivaut Ă  une somme considĂ©rable et sera allouĂ©e Ă  la Tunisie pour divers projets et initiatives. 3. Évocation de projets de câble de fibre optique sous-marin et de câble Ă©lectrique reliant les deux rives de la MĂ©diterranĂ©e : Cependant, aucune promesse concrète n’a Ă©tĂ© avancĂ©e par l’UE pour soutenir ces projets. Cet accord, annoncĂ© en l’absence de la presse europĂ©enne et tunisienne, ne fait pas rĂ©fĂ©rence aux droits de l’homme, Ă  la libertĂ© d’expression, Ă  l’indĂ©pendance de la justice et Ă  la sociĂ©tĂ© civile, ce qui suscite des inquiĂ©tudes quant Ă  l’approche pragmatique des responsables europĂ©ens envers le rĂ©gime autoritaire de Tunis. En scrutant l’accord de plus près, il apparaĂ®t davantage comme une dĂ©claration d’intentions politiques que comme un accord prĂ©cis et dĂ©limitĂ©. En effet, il ne crĂ©e pas d’obligations contraignantes pour les parties signataires et met en avant des plans d’action qui devront ĂŞtre concrĂ©tisĂ©s dans l’avenir sous forme d’accords contraignants, notamment concernant les cinq piliers Ă©voquĂ©s. Le montant exact que l’UE s’engage Ă  payer Ă  la Tunisie reste flou, Ă  l’exception des sommes annoncĂ©es pour l’annĂ©e 2023. *3 Quoi retenir ? En rĂ©sumĂ©, l’accord entre l’Union europĂ©enne et la Tunisie vise Ă  lutter contre la migration irrĂ©gulière, amĂ©liorer la gestion des frontières et promouvoir la migration lĂ©gale. La Tunisie n’est pas explicitement tenue d’accepter uniquement le retour de ses propres ressortissants, mais elle peut le faire volontairement avec le soutien de l’OIM et du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les rĂ©fugiĂ©s. Les Tunisiens hautement qualifiĂ©s pourront ĂŞtre dĂ©portĂ©s vers les États membres de l’UE grâce Ă  l’initiative des “partenariats de talents”, ce qui pourrait toucher environ 700 cadres tunisiens en 2023. Cependant, cet accord n’a pas Ă©tĂ© unanimement acceptĂ© par les EuropĂ©ens et a suscitĂ© des rĂ©actions vives de la droite et de la gauche europĂ©ennes. La prĂ©sidente de la Commission europĂ©enne a agi en grande partie seule, en coopĂ©ration avec les chefs de gouvernement europĂ©ens les plus hostiles aux valeurs humaines et Ă  la solidaritĂ© internationale, pour conclure cet accord avec le prĂ©sident tunisien Kais SaĂŻed. Certains pays, comme l’Espagne, considèrent que cet accord n’amĂ©nage pas ses propres intĂ©rĂŞts nationaux et constitue un contournement des procĂ©dures budgĂ©taires et des valeurs de l’Union europĂ©enne. De plus, l’accord a servi de soutien Ă  un dirigeant tunisien hostile aux libertĂ©s et auteur d’abus des droits humains dans la rĂ©gion. Certains experts soulèvent des questions sur les bases juridiques de l’accord et estiment qu’il viole le principe de bonne gouvernance. En fin de compte, cet accord semble principalement avoir servi la politique

Nouvelles

Appel aux autorités françaises pour s’abstenir de tout usage excessif de la force ainsi qu’à l’arrêt de tous les actes de violence.

Le Centre de Genève pour la Démocratie et les droits de l’homme CGDDH exprime sa profonde consternation suite à l’incident survenu le 27 juin 2023 à Nanterre en France, où un jeune adolescent français de 17 ans, issu de l’immigration, a succombé après avoir été victime d’un tir de feu de la part d’un policier lors d’un contrôle routier. Les images choquantes diffusées sur les réseaux sociaux montrent qu’il impératif que l’État français réforme en profondeur les pratiques policières en France afin de les éloigner des actes criminels qui ternissent leur réputation. Nous dénonçons toute tendance de la police française à se tourner vers l’extrémisme, faisant de la population issue de l’immigration des cibles privilégiées en les exposants à des violences multiples. Le cas du jeune Nahel n’est qu’un exemple de la dérive supposée de la police et le Centre de Genève comprend la réaction de la jeunesse française en réponse à cet événement. Il appelle l’État français à mettre fin aux pratiques, qui peuvent être interprétées comme racistes et à respecter pleinement les droits fondamentaux de tous les résidents de France sans distinction aucune. Nous appelons les autorités publiques à mettre en œuvre toutes les mesures concrètes pour réformer en profondeur le système policier en mettant l’accent sur la formation, la sensibilisation à la diversité culturelle et le respect des droits de l’homme. Il est également impératif de promouvoir une culture de responsabilité et de transparence au sein des forces de l’ordre afin de restaurer la confiance de la population. Nous exhortons les autorités publiques d’ouvrir la voie du dialogue, de la compréhension mutuelle, de la non-violence et de garantir la protection et la dignité de tous les citoyens. Il est temps de restaurer la confiance entre la police et la population en favorisant des relations fondées sur le respect des droits fondamentaux et l’égalité devant la loi. Enfin, nous présentons nos condoléances à la famille de la victime, demandons d’éliminer toute utilisation de force excessive ou violence et de protéger les biens publics ainsi que privés.

Nouvelles

Communiqué de presse : En Tunisie le cas du député et ancien ministre Noureddine Bhiri confirme la compétence de la Cour africaine à traiter des violations graves et massives des droits humains en Tunisie

Le Centre de Genève pour la dĂ©mocratie et les droits humains CGDDh fĂ©licite la Commission africaine pour les droits de l’homme et des peuples pour sa dĂ©cision de ce jour de transmettre Ă  la Cour africaine des droits de l’homme la plainte dĂ©posĂ©e par l’Ă©tude de Me Ridha Ajmi, avocat basĂ© en Suisse. Cette Ă©tape cruciale confirme la compĂ©tence de la Cour Ă  traiter des violations graves et massives des droits humains en Tunisie, et reprĂ©sente une victoire majeure pour les dĂ©fenseurs des droits de l’homme.La plainte, dĂ©posĂ©e par l’Ă©tude de Me Ridha Ajmi, concerne la dĂ©tention arbitraire du dĂ©putĂ© tunisien Noureddine Bhiri, qui est Ă©galement avocat et vice-prĂ©sident du plus grand parti politique du pays Ennahda. Cette dĂ©tention constitue une atteinte flagrante Ă  la dĂ©mocratie, aux droits humains et Ă  l’Ă©tat de droit en Tunisie. Cette affaire est considĂ©rĂ©e comme emblĂ©matique des multiples violations qui se sont intensifiĂ©es ses dernières semaines dans ce pays.La dĂ©cision de la Commission africaine de transmettre la plainte Ă  la Cour africaine est fondĂ©e sur l’article 5, alinĂ©a 1, lettre a, et l’article 34, alinĂ©a 6, du protocole portant crĂ©ation de la Cour africaine. Nous tenons Ă  saluer le rĂ´le essentiel de la Commission africaine dans la protection des droits de l’homme en Afrique et sa contribution Ă  l’Ă©tablissement d’une vĂ©ritable justice pour les victimes de violations.Cette avancĂ©e marque une Ă©tape significative dans notre quĂŞte pour la promotion et la protection des droits humains en Tunisie. Nous espĂ©rons que la Cour africaine des droits de l’homme traitera cette affaire avec la diligence requise, en assurant un procès Ă©quitable et en rendant une dĂ©cision qui reflète l’urgence et la gravitĂ© des violations des droits humains en Tunisie.Le Centre de Genève pour la dĂ©mocratie et les droits humains reste engagĂ© Ă  soutenir les dĂ©fenseurs des droits de l’homme en Tunisie et dans toute l’Afrique. Nous continuerons Ă  surveiller de près la situation des droits humains en Tunisie et Ă  promouvoir la responsabilitĂ© des auteurs de violations. En outre, nous rappelons la responsabilitĂ© collective de la communautĂ© internationale pour garantir que les droits humains fondamentaux soient respectĂ©s en Tunisie et dans toute la rĂ©gion.

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