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Appel urgent pour inclure Israël dans la liste de la honte

Genève le 09 Octobre 2023 Appel urgent pour inclure Israël dans la liste de la honte. Objet : Respect du droit des enfants palestiniens et traitement équitable. Monsieur le Secrétaire général Guterres, Nous, les organisations soussignées, vous écrivons aujourd’hui avec une profonde préoccupation concernant la récente décision d’exclure Israël de la liste de la honte des Nations Unies, qui met en évidence les pays et entités responsables de mauvais traitements envers les enfants dans les conflits armés. Nous  œuvrant pour la promotion de la démocratie, une justice pour tous ainsi que pour la protection des droits humains, croyons fermement en l’importance d’un traitement équitable et en la responsabilisation de toutes les parties impliquées dans les conflits, indépendamment de leurs affiliations politiques ou géographiques. La décision de ne pas inclure Israël dans la liste de la honte soulève de sérieuses préoccupations quant à la cohérence et à l’impartialité des efforts des Nations Unies et s’écarte d’une manière particulièrement inquiétante de vos déclarations quant au traitement infligé à tous les enfants partout dans le monde sans discrimination sur la base de leur origine, couleur, religion et/ou appartenance ethnique. Nous tenons à signaler que les mesures ayant été prises pour « encourager des changements positifs et réduire les frappes aériennes israéliennes en 2022 », comme cela a été souligné par Mme Virginia Gamba, la Représentante spéciale pour les enfants et les conflits armés, ne sont pas suffisantes. Nous sommes convaincues que des violations graves contre les enfants palestiniens continuent de se produire, et ce depuis de longues années, et elles méritent d’être portées à l’attention de la communauté internationale. Nous comptons sur les organes onusiens sous votre responsabilité pour franchir le pas décisif qui tarde à se concrétiser pour des raisons purement politiques et géostratégiques de certains Etats membres, car l’enfant palestinien demeure un enfant et son sang écoulé a la même couleur que celui de son frère en Ukraine. Les Nations Unies, en tant que principal organe international chargé de promouvoir la paix, la justice et les droits humains, a la responsabilité d’assurer la protection des droits et du bien-être de tous les enfants touchés par les conflits. Après toutes les exactions commises contre les enfants palestiniens, il devient urgent d’inclure l’Etat d’Israël dans la liste de la honte (des contrevenants) afin de souligner la nécessité d’une responsabilité et d’une transparence pour toutes les parties impliquées dans les conflits armés. Nous croyons fermement que votre voix aura un impact plus fort et contribuera à promouvoir la justice ainsi que la protection des droits de l’enfant. Nous vous remercions de votre attention à cette question urgente et vous prions de croire, Monsieur le Secrétaire général des Nations Unies, en en l’assurance de notre considération. Centre de Genève pour la Démocratie et les Droits Humains CGDDH Horan Rencontre Rencontre pour la citoyenneté Justice Pour Tous L’institut international pour la paix la justice et les droits de l’homme L’institut scandinave pour les droits de l’homme/ Fondation Haytham Manna L’observatoire français des droits de l’homme Protection des défenseurs des droits de l’homme dans le monde arabe  (PADDH) Syrian medical committee Contacts : info@gcdhr.org  Tél 022 7600204

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Le Centre de Genève exprime sa préoccupation et sa solidarité envers les détenus politiques en Tunisie

**COMMUNIQUÉ DE PRESSE** Genève, le 6 octobre 2023 – Le Centre de Genève pour la Démocratie et les Droits Humains (CGDDH) suit attentivement la situation en Tunisie, où des personnalités politiques et des membres de partis politiques ont entamé une grève de la faim en signe de solidarité avec les détenus politiques. Cette action intervient suite à l’arrestation de Mme Abir Moussi, une autre opposante, deux jours après son arrestation près de l’entrée du Palais présidentiel de Carthage. Le CGDDH rappelle que depuis juillet 2021, le président Kaïs Saïd a pris des mesures exceptionnelles, invoquant des pouvoirs d’exception prévus par la Constitution tunisienne de 2014. Ces mesures ont entraîné l’ouverture d’enquêtes pénales contre des personnalités de l’opposition, considérées comme des ennemis du président. De plus, il a dissous le Parlement, pris des décrets-lois menaçant la liberté d’expression, supervisé la rédaction d’une nouvelle constitution, et cherché à renforcer son influence sur le pouvoir judiciaire, instrumentalisé pour faire taire l’opposition et réduire au silence le système de contre-pouvoirs institutionnels. Le président K. Saïd a également acquis des pouvoirs lui permettant d’intervenir dans la gestion de la carrière des magistrats, les révoquant sommairement et ayant le dernier mot pour la nomination des magistrats. Il a, par exemple, révoqué arbitrairement 57 magistrats en juin 2022, tandis que le climat d’intimidation s’est accentué avec des déclarations qualifiant des figures de l’opposition de “terroristes”. Des personnalités politiques et partisanes tunisiennes ont entamé une grève de la faim en soutien aux prisonniers politiques en grève. Plus de 60 politiciens, dont des membres du parti politique principal Ennahda et de la gauche tunisienne, ainsi que des personnalités indépendantes influentes, ont rejoint cette grève pour protester contre une justice partiale et demander la libération des prisonniers politiques. Cinq prisonniers en grève de la faim, dont Rached Ghannouchi, le chef du mouvement Ennahdha et ex-président du parlement tunisien, ont également lancé cette action en signe de solidarité. Le président tunisien Kaïs Saïd, qui a critiqué la grève de la faim des prisonniers politiques, les a à nouveau accusés de conspirer contre la sécurité de l’État, préférant poursuivre sa politique d’utilisation du système judiciaire pour réprimer l’opposition et limiter la liberté d’expression en terrorisant les journalistes arrêtés pour avoir critiqué le gouvernement. Le Centre de Genève, condamnant fermement l’utilisation abusive de la détention préventive pour réduire au silence l’opposition politique, déclare que ces mesures portent atteinte aux droits humains et à la démocratie en Tunisie. Il apporte un soutien inconditionnel à la grève de la faim des opposants politiques détenus et de leurs membres de la famille. Le CGDDH appelle à la vigilance internationale et à la protection des acquis démocratiques et des droits civils en Tunisie. La défense de la démocratie et des droits humains demeure une priorité indiscutable dans cette région en proie à l’instabilité politique et institutionnelle.

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Lettre ouverte à la communauté internationale et aux candidats pour les deux chambres du parlement suisse

Le Centre de Genève pour la Démocratie et les Droits Humains CGDDH tient à alerter l’opinion publique en suisse et dans le monde concernant la poursuite du blocus israélien imposé sur la bande de Gaza depuis 2007. La politique de bouclage strict de la bande de Gaza par voie terrestre, maritime et aérienne a eu de graves répercussions sur la vie de plus de 2 millions de Palestiniens, vivant dans une zone géographique ne dépassant pas 365 km². Le blocus imposé à la bande de Gaza a eu des conséquences considérables sur la vie des habitants et les attaques militaires israéliennes répétées sur la ville, ciblant régulièrement des zones civiles, ont contribué à la grave détérioration des installations de services telles que la santé et l’éducation. Le blocus a transformé Gaza en une « prison à ciel ouvert » et cette situation ainsi que les attaques militaires répétées sur la bande de Gaza sont décrites par les Nations unies comme « créant des conditions préjudiciables à la vie humaine ». Le blocus imposé à la bande de Gaza équivaut à une punition collective. En effet, la puissance occupante punit toute la population, indépendamment de la responsabilité individuelle. Le blocus de Gaza a entraîné des répercussions catastrophiques, notamment une augmentation du taux de chômage des jeunes âgés de moins 29 ans, atteignant les 71,8% en 2022 comparé à 62% en 2021. De plus, le blocus est responsable de la privation de centaines de patients, en particulier ceux atteints de maladies graves qui ne peuvent pas être soignées dans la bande de Gaza, de l’accès aux soins dans des hôpitaux en Cisjordanie ou à l’étranger. Le blocus a également maintenu les entrepôts de médicaments de Gaza dans un état de pénurie permanente, car le matériel médical disponible dans la bande de Gaza est limité, et plus de 255 types de médicaments ne sont pas disponibles,  et sont sous interdiction continuelle. Les lourds dégâts du blocus se sont également étendus à d’autres secteurs tels que l’eau, l’électricité, les infrastructures, l’assainissement et autres. Israël continue de violer la résolution n° 1860 du Conseil de sécurité du 8 janvier 2009, qui appelait à l’approvisionnement et à la distribution sans entrave de l’aide humanitaire à Gaza, y compris de la nourriture, des médicaments ainsi que des traitements médicaux. CGDDH invite les candidtats au conseil National et conseil des Etats à prendre position et rappeler que la suisse est dépositaire des conventions de Genève et abritent les bureaux des organisations internationales qui ont un lien direct avec la cause palestinienne.   La communauté internationale et la suisse en particulier doivent œuvrer pour mettre fin aux souffrances de la population civile et à faire pression pour que soit levé le blocus terrestre et maritime illégal imposé à la bande de Gaza et que les dirigeants israéliens soient tenus responsables des violations et exactions qu’ils continuent de commettre à l’encontre des Palestiniens.

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Le Centre de Genève soutient la grève de la faim des prisonniers politiques en Tunisie

Communiqué de Presse – Pour publication immédiate Genève, 02.10.2023 – Le Centre de Genève pour la Démocratie et les Droits Humains (CGDDH) exprime sa plus grande préoccupation face à la détérioration de la situation des droits humains en Tunisie et à la récente série de grèves de la faim menée par les prisonniers politiques. Nous condamnons fermement l’arrestation et la détention prolongée de militants politiques et appelons à leur libération immédiate. La grève de la faim, initiée par le militant Jawhar Ben M’barek, a pris de l’ampleur pour inclure des figures importantes de la scène politique tunisienne, notamment l’ex-président du parlement tunisien, Rachid Ghannouchi. Cette protestation pacifique est le résultat de l’injustice persistante et des violations des droits humains commises à l’encontre de ces détenus politiques, désarmés après les mesures prises contre l’autorité judiciaire qui n’a plus son mot à dire dans les affaires politisées. Des dizaines de prisonniers politiques en Tunisie sont détenus depuis plusieurs mois sur la base d’accusations de complot, avec la complicité du système judiciaire désormais souffrant de l’impartialité et de l’incapacité à garantir la justice. face à ce constat, le CGDDH rappelle l’importance de garantir le droit au procès équitable et le respect des droits fondamentaux de tous les citoyens, y compris ceux qui expriment pacifiquement leur désaccord politique. Nous exhortons les autorités tunisiennes à plutôt engager un dialogue constructif avec les prisonniers politiques et à prendre des mesures concrètes pour répondre à leurs revendications légitimes. La préservation de la démocratie et des droits humains en Tunisie est cruciale pour le pays et pour la région dans son ensemble. Le Centre de Genève, qui reste engagé dans la promotion et la défense des droits fondamentaux, appelle la communauté internationale à se joindre à cet appel pour la protection des droits humains en Tunisie. Pour plus d’informations, veuillez contacter : info@gcdhr.org

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Le Centre de Genève exprime son soutien inconditionnel à la lutte des militants tunisiens Ghannouchi et Bin M’Brakek en grève de faim

Communiqué de Presse – Pour diffusion immédiate Genève, le 29 septembre 2023 – Le Centre de Genève pour la Démocratie et les Droits Humains (CGDDH) exprime son soutien inconditionnel à la lutte acharnée des militants tunisiens pour la démocratie, en particulier celle de Rachid Ghannouchi, ancien Président du Parlement tunisien, en dépit des conditions difficiles auxquelles il est confronté depuis plusieurs mois en détention. Le CGDDH salue la détermination et le courage de Monsieur Ghannouchi, malgré son âge avancé et son état de santé critique, qui a récemment entamé une grève de la faim de trois jours en solidarité avec le militant Jawhar Bin M’barek, et tous les prisonniers politiques détenus en Tunisie. Cette action est un témoignage poignant de sa détermination à défendre les principes démocratiques et à lutter contre le recul inquiétant de la démocratie en Tunisie. Il est à rappeler que depuis le 25 juillet 2021, le président Kaïs Saïd a consolidé son pouvoir en Tunisie, invoquant des pouvoirs exceptionnels présumés par la Constitution. Sa règne sans le moindre contrôle institutionnel ou judiciaire est marqué par l’ouverture d’enquêtes pénales contre de nombreuses figures de l’opposition, la dissolution du Parlement, l’émission de décrets-lois restreignant la liberté d’expression, et une ingérence croissante dans le système judiciaire. Le président Saïd a également révoqué de manière arbitraire des magistrats et utilisé un discours accusatoire contre les opposants. Le Centre de Genève saisit cette occasion pour appeler la communauté internationale, la société civile et toutes les forces vives du monde entier, à soutenir fermement la lutte du peuple tunisien pour la liberté, la justice et la démocratie. La situation actuelle en Tunisie exige une intensification des efforts pour promouvoir un dialogue inclusif et pacifique en vue de restaurer la stabilité politique et le respect des droits de l’homme dans ce pays maghrébin, sensiblement affecté par les crises économique et politique. La solidarité internationale demeure essentielle pour préserver les valeurs fondamentales de liberté et de justice. Pour plus d’informations et de mises à jour sur la situation en Tunisie, veuillez nous contacter aux coordonnées suivantes. Contact Presse: info@gcdhr.org

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Le Centre de Genève dénonce l’islamophobie grandissante en France et appelle à la protection des droits fondamentaux

Genève, le 27 septembre 2023 – Le Centre de Genève pour la Démocratie et les Droits Humains (CGDDH) condamne fermement la montée alarmante de l’islamophobie en France et lance un appel urgent pour la préservation des droits fondamentaux des citoyens français de confession musulmane. Le CGDDH exprime sa profonde inquiétude face à l’accroissement de l’islamophobie en France, où plus de dix millions de musulmans sont de plus en plus confrontés à des discriminations, sous le prétexte de la laïcité. Alors que la France se revendique championne de la laïcité, il est impératif que l’État français soit rappelé à ses obligations en matière de protection des droits de l’homme et de non-discrimination. Le CGDDH condamne vivement les mesures discriminatoires prises par les autorités françaises, notamment l’interdiction du port du voile pour les athlètes françaises aux Jeux olympiques de 2024 à Paris et l’interdiction de l’abaya à l’école au prétexte fallacieux de son caractère religieux. Ces décisions, soutenues par les plus hautes instances de l’État français, vont à l’encontre des principes laïques en restreignant la liberté de croyance et d’expression des citoyens. Le CGDDH exhorte l’État français à respecter les principes fondamentaux des droits humains et à mettre fin à toute forme de discrimination religieuse. La liberté de conscience et de croyance est un droit inaliénable qui doit être garanti à tous les citoyens, quelle que soit leur religion. Il est impératif que la France agisse en conformité avec les normes internationales en matière de droits de l’homme et qu’elle respecte ses engagements dans ce domaine. Ajoutons que le récent “Rapport européen sur l’islamophobie 2022” souligne la tendance inquiétante à l’institutionnalisation de l’islamophobie en Europe, la France étant citée en exemple. Les chiffres révèlent une augmentation de la pression sur la population musulmane en France, avec la mise sous contrôle de 1727 institutions islamiques et la fermeture de 118 autres. Ces mesures draconiennes sont incompatibles avec les principes démocratiques et les droits humains fondamentaux. Le CGDDH rappelle à l’État français son devoir de protéger et de respecter les droits fondamentaux de tous les citoyens. L’islamophobie en France doit être combattue avec fermeté, et les principes laïques doivent être appliqués de manière équitable pour garantir la liberté de croyance et d’expression pour tous les citoyens.

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Le militant des droits de l’homme Jawhar Ben Mbarek en Tunisie entame une grève de la faim en signe de protestation contre des procédures judiciaires controversées

Communiqué de Presse, pour diffusion immédiate Genève, Suisse – Le Centre de Genève pour la Démocratie et les Droits de l’Homme annonce que Jawhar Ben Mbarek, militant des droits de l’homme et leader de la Front de Salut National en Tunisie, a entamé une grève de la faim depuis sa détention pour protester contre ce qu’il considère comme une “procédure judiciaire injuste orchestrée par le juge d’instruction du pôle de lutte contre le terrorisme.” Les arrestations, regroupées sous l’appellation “affaire du complot contre la sécurité intérieure et extérieure de l’État,” ont débuté en février dernier et ont touché de nombreux militants politiques de premier plan, représentant divers courants politiques et intellectuels en Tunisie. Parmi les personnalités arrêtées figurent le chef du mouvement Ennahda, Rached Ghannouchi, ainsi que les dirigeants du Front de Salut National, Jawhar Ben Mbarek et Chaîma Issa, l’ancien ministre Khayam Al-Turki et le Secrétaire Général du Parti Républicain, Issam Chebbi. Récemment, les enquêtes ont été élargies pour inclure le chef du Front de Salut, Ahmed Najib Al-Shabi, et d’anciens responsables. Le nombre de détenus à des fins politiques en Tunisie continue d’augmenter de manière alarmante. L’avocate Delila Ben Mbarek a déclaré que Jawhar Ben Mbarek mettra fin à sa grève de la faim uniquement lorsque “l’injustice sera corrigée, et que lui ainsi que tous les détenus dans cette affaire politique montée de toutes pièces seront libérés.” Le Centre de Genève pour la Démocratie et les Droits de l’Homme exprime sa compréhension des circonstances qui ont poussé Jawhar Ben Mbarek à prendre cette décision extrême, en réaction au traitement injuste et à l’utilisation de l’appareil judiciaire pour régler des différends politiques. Le Centre réitère son soutien à toutes les actions individuelles et collectives entreprises par les détenus de cette affaire, ainsi que par tous les prisonniers politiques et les victimes de procès politiques visant à priver les citoyens tunisiens de leur liberté sans faute ni crime. Il en appelle à tous les défenseurs de la justice et de la liberté en Tunisie, qu’ils soient issus de divers courants politiques ou de la société civile, à déployer tous les efforts possibles pour mettre fin à cette injustice flagrante. Pour plus d’informations, veuillez contacter : info@gcdhr.org Cette version clarifie et simplifie le texte tout en maintenant l’essentiel de l’information.

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Deux Citoyennes Tunisiennes Saisissent la Cour Africaine des Droits de l’Homme et le Comité des Droits de l’Homme des Nations Unies pour Demander leur Libération

[Genève-Suisse] – Mesdame Safinaz Ben Ali et Lamya El-Jendoubi, deux citoyennes tunisiennes injustement détenues depuis juin 2022, ont saisi aujourd’hui la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples ainsi que le Comité des Droits de l’Homme des Nations Unies. Elles demandent instamment leur libération immédiate, alléguant une détention abusive et prolongée en violation flagrante des normes nationales et internationales des droits de l’homme. Contexte de l’Affaire En septembre 2021, les autorités tunisiennes ont initié une enquête pénale contre la société Instalingo et 49 citoyens tunisiens, dont Safinaz et Lamya. Les accusations portées contre eux comprennent des activités suspectes sur des plateformes de médias sociaux, des liens présumés avec des entités étrangères, notamment la Turquie et le Qatar, ainsi que des allégations de blanchiment d’argent. De plus, ils sont accusés d’avoir infiltré l’État et d’avoir favorisé des individus liés à un parti politique spécifique. Le 21 juin 2022, un mandat de dépôt a été émis à leur encontre par la Cour pénale de Sousse II, les maintenant en détention sans qu’aucune procédure judiciaire régulière n’ait été engagée à leur égard. La loi tunisienne limite la détention préventive à 14 mois, ce qui signifie que leur libération devrait intervenir respectivement le 13 août 2023 pour Safinaz et le 25 août 2023 pour Lamya. Appel à la Cour Africaine des Droits de l’Homme et aux Nations Unies Face à cette détention prolongée, Safinaz et Lamya ont décidé de saisir la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples ainsi que le Comité des Droits de l’Homme des Nations Unies pour demander justice. Elles allèguent que leur détention va à l’encontre des dispositions légales nationales et internationales, en particulier en ce qui concerne la durée de la détention préventive et les garanties procédurales équitables. Appel à l’Action Internationale Safinaz et Lamya ne sont pas les seules à subir de telles injustices en Tunisie. Dans un contexte où le respect des droits de l’homme est de plus en plus préoccupant, elles appellent la communauté internationale à se mobiliser pour mettre fin à ces pratiques et à faire pression sur les autorités tunisiennes pour garantir le respect des droits fondamentaux de tous les citoyens. Les avocats des plaignantes déclarent : “Nous continuerons à lutter pour la justice et à plaider en faveur de la libération immédiate de nos clientes, Safinaz et Lamya. Nous avons confiance dans la justesse de leur cause et dans le respect des normes internationales des droits de l’homme.” La Cour Africaine des Droits de l’Homme et le Comité des Droits de l’Homme des Nations Unies sont maintenant saisis de cette affaire, avec une requête des mesures provisoires, et l’espoir de Safinaz et Lamya repose sur le respect des principes universels de la justice et des droits de l’homme. Contact Médias : Pour plus d’informations ou d’interviews, veuillez contacter le Centre de Genève pour la Démocratie et les droits humains : info@gcdhr.org ou  +216 96 199 999

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Accord UE & Tunisie : Ridiculous Leap into the Void?

Le 16 juillet 2023, un dimanche censé être un jour de repos et de paix, a été marqué par l’arrivée de hauts responsables de l’Union européenne à Tunis pour célébrer la signature d’un accord qu’ils ont baptisé “partenariat stratégique” 1 . Cet accord prétendait être centré sur la lutte contre l’immigration irrégulière, avec des éléments supplémentaires tels que l’aide économique et au développement, tout cela pour justifier leur approche ferme envers un partenaire faible et en difficulté depuis le coup d’État du 25 juillet 2021. Madame Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a qualifié ces efforts d’investissement dans une “prospérité partagée”, en évoquant “cinq piliers”. Giorgia Meloni, cheffe du gouvernement italien, ainsi que son homologue néerlandais, Mark Rutte, ont joué des rôles clés lors de cet événement, qui, selon certains intellectuels tunisiens, pourrait être comparé à la signature du traité de Bardo le 12 mai 1881, qui a permis à la France de coloniser le pays jusqu’au 20 mars 1956. Ils voient cette signature comme une nouvelle phase coloniale, cette fois sous les couleurs du drapeau de l’Union européenne. Nœud du problème ? Le nœud du problème réside dans le fait que la Tunisie et la Libye sont devenues les principales portes d’entrée pour les demandeurs d’asile africains cherchant à rejoindre l’Europe occidentale. Parmi eux se trouvent des Tunisiens fuyant la dictature et l’anarchie du régime putschiste, ainsi que des personnes originaires d’anciennes colonies françaises, toujours sous l’influence de la France, et d’autres pays tels que l’Égypte, la Côte d’Ivoire, la Syrie, l’Afghanistan, le Pakistan et le Bangladesh. Le nombre d’arrivées a considérablement augmenté ces dernières années, atteignant 102 000 personnes en 2022, soit une augmentation de 51 % par rapport à 2021 malgré les mesures prises par les gouvernements d’extrême droite en France et en Italie. L’accord signé avec l’Union européenne prévoit une aide financière de 105 millions d’euros à la Tunisie pour lutter contre l’immigration irrégulière. Cependant, les détails de cette lutte et des mesures de contrôle restent confidentiels et difficiles à justifier légalement au niveau international et européen. En outre, cette aide financière s’ajoute à une autre aide budgétaire de 150 millions d’euros prévue en 2023 pour aider la Tunisie à faire face aux pénuries régulières de produits de première nécessité. Cette aide est toutefois conditionnée à un accord avec le Fonds monétaire international (FMI) sur un nouveau crédit de 2 milliards de dollars, ce qui suscite des tensions en raison des conditions imposées par le FMI concernant la levée des subventions sur les produits de base et la restructuration des entreprises publiques en difficulté. Finalement, la majeure partie de l’aide financière de l’UE, estimée à 105 millions d’euros, ne sera pas versée en numéraire à la Tunisie, mais prendra la forme de bateaux de recherche et de sauvetage, de véhicules, de radars, de drones et d’autres équipements de patrouille fournis par des sociétés européennes. Cela signifie que la majeure partie de cet argent restera en Europe et profitera à l’économie européenne, tandis que la Tunisie ne recevra qu’une part relativement modeste de ce montant annoncé. *2 Prix payé ? Le prix annoncé pour la Tunisie dans cet accord comporte plusieurs éléments concrets : 1. Extension du programme d’échanges Erasmus à la Tunisie : Cela implique des coûts pour l’UE, mais servira de moyen pour attirer les étudiants les plus brillants vers l’Europe, malgré les besoins de la Tunisie en ressources humaines. 2. Une aide financière de 65 millions d’euros : Cela équivaut à une somme considérable et sera allouée à la Tunisie pour divers projets et initiatives. 3. Évocation de projets de câble de fibre optique sous-marin et de câble électrique reliant les deux rives de la Méditerranée : Cependant, aucune promesse concrète n’a été avancée par l’UE pour soutenir ces projets. Cet accord, annoncé en l’absence de la presse européenne et tunisienne, ne fait pas référence aux droits de l’homme, à la liberté d’expression, à l’indépendance de la justice et à la société civile, ce qui suscite des inquiétudes quant à l’approche pragmatique des responsables européens envers le régime autoritaire de Tunis. En scrutant l’accord de plus près, il apparaît davantage comme une déclaration d’intentions politiques que comme un accord précis et délimité. En effet, il ne crée pas d’obligations contraignantes pour les parties signataires et met en avant des plans d’action qui devront être concrétisés dans l’avenir sous forme d’accords contraignants, notamment concernant les cinq piliers évoqués. Le montant exact que l’UE s’engage à payer à la Tunisie reste flou, à l’exception des sommes annoncées pour l’année 2023. *3 Quoi retenir ? En résumé, l’accord entre l’Union européenne et la Tunisie vise à lutter contre la migration irrégulière, améliorer la gestion des frontières et promouvoir la migration légale. La Tunisie n’est pas explicitement tenue d’accepter uniquement le retour de ses propres ressortissants, mais elle peut le faire volontairement avec le soutien de l’OIM et du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés. Les Tunisiens hautement qualifiés pourront être déportés vers les États membres de l’UE grâce à l’initiative des “partenariats de talents”, ce qui pourrait toucher environ 700 cadres tunisiens en 2023. Cependant, cet accord n’a pas été unanimement accepté par les Européens et a suscité des réactions vives de la droite et de la gauche européennes. La présidente de la Commission européenne a agi en grande partie seule, en coopération avec les chefs de gouvernement européens les plus hostiles aux valeurs humaines et à la solidarité internationale, pour conclure cet accord avec le président tunisien Kais Saïed. Certains pays, comme l’Espagne, considèrent que cet accord n’aménage pas ses propres intérêts nationaux et constitue un contournement des procédures budgétaires et des valeurs de l’Union européenne. De plus, l’accord a servi de soutien à un dirigeant tunisien hostile aux libertés et auteur d’abus des droits humains dans la région. Certains experts soulèvent des questions sur les bases juridiques de l’accord et estiment qu’il viole le principe de bonne gouvernance. En fin de compte, cet accord semble principalement avoir servi la politique

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Appel aux autorités françaises pour s’abstenir de tout usage excessif de la force ainsi qu’à l’arrêt de tous les actes de violence.

Le Centre de Genève pour la Démocratie et les droits de l’homme CGDDH exprime sa profonde consternation suite à l’incident survenu le 27 juin 2023 à Nanterre en France, où un jeune adolescent français de 17 ans, issu de l’immigration, a succombé après avoir été victime d’un tir de feu de la part d’un policier lors d’un contrôle routier. Les images choquantes diffusées sur les réseaux sociaux montrent qu’il impératif que l’État français réforme en profondeur les pratiques policières en France afin de les éloigner des actes criminels qui ternissent leur réputation. Nous dénonçons toute tendance de la police française à se tourner vers l’extrémisme, faisant de la population issue de l’immigration des cibles privilégiées en les exposants à des violences multiples. Le cas du jeune Nahel n’est qu’un exemple de la dérive supposée de la police et le Centre de Genève comprend la réaction de la jeunesse française en réponse à cet événement. Il appelle l’État français à mettre fin aux pratiques, qui peuvent être interprétées comme racistes et à respecter pleinement les droits fondamentaux de tous les résidents de France sans distinction aucune. Nous appelons les autorités publiques à mettre en œuvre toutes les mesures concrètes pour réformer en profondeur le système policier en mettant l’accent sur la formation, la sensibilisation à la diversité culturelle et le respect des droits de l’homme. Il est également impératif de promouvoir une culture de responsabilité et de transparence au sein des forces de l’ordre afin de restaurer la confiance de la population. Nous exhortons les autorités publiques d’ouvrir la voie du dialogue, de la compréhension mutuelle, de la non-violence et de garantir la protection et la dignité de tous les citoyens. Il est temps de restaurer la confiance entre la police et la population en favorisant des relations fondées sur le respect des droits fondamentaux et l’égalité devant la loi. Enfin, nous présentons nos condoléances à la famille de la victime, demandons d’éliminer toute utilisation de force excessive ou violence et de protéger les biens publics ainsi que privés.

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Communiqué de presse : En Tunisie le cas du député et ancien ministre Noureddine Bhiri confirme la compétence de la Cour africaine à traiter des violations graves et massives des droits humains en Tunisie

Le Centre de Genève pour la démocratie et les droits humains CGDDh félicite la Commission africaine pour les droits de l’homme et des peuples pour sa décision de ce jour de transmettre à la Cour africaine des droits de l’homme la plainte déposée par l’étude de Me Ridha Ajmi, avocat basé en Suisse. Cette étape cruciale confirme la compétence de la Cour à traiter des violations graves et massives des droits humains en Tunisie, et représente une victoire majeure pour les défenseurs des droits de l’homme.La plainte, déposée par l’étude de Me Ridha Ajmi, concerne la détention arbitraire du député tunisien Noureddine Bhiri, qui est également avocat et vice-président du plus grand parti politique du pays Ennahda. Cette détention constitue une atteinte flagrante à la démocratie, aux droits humains et à l’état de droit en Tunisie. Cette affaire est considérée comme emblématique des multiples violations qui se sont intensifiées ses dernières semaines dans ce pays.La décision de la Commission africaine de transmettre la plainte à la Cour africaine est fondée sur l’article 5, alinéa 1, lettre a, et l’article 34, alinéa 6, du protocole portant création de la Cour africaine. Nous tenons à saluer le rôle essentiel de la Commission africaine dans la protection des droits de l’homme en Afrique et sa contribution à l’établissement d’une véritable justice pour les victimes de violations.Cette avancée marque une étape significative dans notre quête pour la promotion et la protection des droits humains en Tunisie. Nous espérons que la Cour africaine des droits de l’homme traitera cette affaire avec la diligence requise, en assurant un procès équitable et en rendant une décision qui reflète l’urgence et la gravité des violations des droits humains en Tunisie.Le Centre de Genève pour la démocratie et les droits humains reste engagé à soutenir les défenseurs des droits de l’homme en Tunisie et dans toute l’Afrique. Nous continuerons à surveiller de près la situation des droits humains en Tunisie et à promouvoir la responsabilité des auteurs de violations. En outre, nous rappelons la responsabilité collective de la communauté internationale pour garantir que les droits humains fondamentaux soient respectés en Tunisie et dans toute la région.

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Tunisie: Communiqué de presse

Les députés européens alertés sur la situation critique de la démocratie et des droits de l’homme en Tunisie Le Centre de Genève pour la démocratie et les Droits humains (CGDDh) a alerté aujourd’hui tous les députés européens sur la situation préoccupante de la démocratie et des droits de l’homme en Tunisie. Il a notamment souligné que depuis les mesures inconstitutionnelles du 25 juillet 2021, le système parlementaire tunisien est confronté à une crise majeure. Le président en exercice avait alors suspendu la constitution, entravé le processus démocratique et accru ses pouvoirs par des décrets présidentiels. Cette concentration excessive de pouvoirs a conduit à la suspension puis à l’abrogation de la Constitution tunisienne de 2014. Elle a aussi amené à la dissolution du parlement par décret présidentiel, un précédent sans égal dans le monde et les élections parlementaires récentes ont été boycottées par 92 % des électeurs tunisiens. Le Centre de Genève a rappelé l’arrêt de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples ordonnant à l’État tunisien de rétablir la démocratie constitutionnelle en abrogeant les décrets présidentiels et de mettre en place la Cour constitutionnelle. Il a aussi évoqué la position du Parlement européen et celle du parlement de Genève, le Grand conseil qui a exprimé sa préoccupation face à la dégradation de la situation des droits fondamentaux en Tunisie.  Le CENTRE rappelle ses préoccupations face à la situation en Tunisie et demande à tous les parlements, gouvernements et la société civile internationale de : condamner les violations graves de l’ordre constitutionnel et de l’Etat de droit par le pouvoir autoritaire du président actuel, auteur d’un véritable coup d’Etat rampant ; réprouver la répression et les brutalités dont sont victimes aujourd’hui de nombreux opposants au système de démantèlement de l’ Etat de droit ; appeler au respect en Tunisie de la liberté de la presse et des médias, comme de la liberté d’expression , y compris pour les blogueurs,  ainsi que la liberté de réunion ; œuvrer pour la nécessité d’un large dialogue social avec la participation des partis politiques, d’organisations de la société civile – pour surmonter la crise politique et constitutionnelle actuelle. Contact :  info@gcdhr.org

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