Nom de l’auteur/autrice :Admin

Nouvelles

Le dossier des arrestations en Tunisie, sujet d’une rencontre entre le président du CGDDH et la rapporteuse Spéciale sur l’indépendance des juges et des avocats

Dans une déclaration destinée aux médias aujourd’hui, Me Ridha Ajmi, président du Centre de Genève pour la Démocratie et les Droits Humains, a annoncé , qu’il va rencontrer, début mars 2023 à Genève, la Rapporteuse Spéciale sur l’indépendance des juges et des avocats, Madame Margaret Satterthwaite.Cette rencontre sera une occasion pour compléter le dossier de la Tunisie traité par le comité ad hoc onusien pour le suivi de la situation des droits de l’homme dans ce pays.Cette rencontre sera aussi une occasion d’informer Madame Margaret Satterthwaite des nouvelles liées à l’actuelle vague d’arrestations en Tunisie, dont des juges, des journalistes, des avocats et des activistes des droits de l’homme. Cette nouvelle vague d’arrestation et l’internement forcé dans un établissement médical du Magistrat et ancien procureur de la République Bachir Akremi, seront aussi discutés en détails, en plus des cas de Chaïma Issa, Issam Chebbi et Jawhar Ben M’barek. Un dossier complet sur le processus de harcèlement continu du président du parlement tunisien Rached Ghannouchi sera aussi soumis à l’occasion. Rappelons que Me Ridha Ajmi a introduit plusieurs plaintes liées aux violations des droits humains en Tunisie depuis 2022, qui concernent notamment le droit à la vie (cas de Ridha Bouzayane), l’indépendance des juges et des avocats (cas Noureddine Bhiri) et la liberté d’opinion. Ces dossiers s’ajoutent à ceux traités par le Comité onusien de suivi, qui concernent un grand nombre de violations des droits des magistrats et avocats tunisiens et autres militants.A savoir, que le comité est constitué de Monsieur Luciano Hazan, Président-Rapporteur du Groupe de travail sur les disparitions forcées ou involontaires, Madame Irene Khan, Rapporteuse spéciale sur la promotion et la protection du droit à la liberté d’opinion et d’expression, Monsieur Diego García-Sayán, Rapporteur spécial sur l’indépendance des juges et des avocats et Monsieur Nils Melzer, Rapporteur spécial sur la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégrad.

Communiqué de Presse, Nouvelles

Aveux de l’exécutif tunisien : Oui à l’ingérence dans le pouvoir judiciaire

Dr. Mohamed Mefteh Après le résultat effrayant des pseudo-élections législatives du 17 décembre 2022/ 29 janvier 2023, l’intention du président tunisien de subordonner les juges à sa volonté est devenue une obsession qui ne fait que s’aggraver. Il doit pouvoir en finir avec ses opposants qu’il qualifie sans hésitation de « traitres » « criminels » « terroristes » « mafieux » « corrompus » « cellules cancéreuses » et les mettre en prison avant la date d’inauguration de son nouveau parlement manifestement illégale et non légitime. Pour cela, il faut des juges à sa disposition, qui exécutent…. Voilà que trois décisions consécutives qui se succèdent depuis vingt jours, qui démontrent que les autorités du coup d’Etat ont passé de la phase de déni  à celle d’aveu clair d’ingérence au pouvoir judiciaire : – Le 23 janvier 2023, la Ministre de la justice Leila Jeffel a limogé le directeur général de l’Office des logements des Magistrats et du personnel du Ministère de la Justice, avec l’ouverture d’une enquête sur la manière d’attribution des logements aux magistrats. L. Jeffel a présenté cette décision comme une action de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption. La réalité étant que le risque de corruption dans l’octroi des logements aux juges par le biais de vente ou de location est inexistant. D’abord le DG de l’Office n’a aucun pouvoir discrétionnaire dans la gestion de ce dossier. Ensuite, l’attribution des logements se fait selon un manuel procédural précis et sur la base d’une décision collégiale, en Commission multipartite, et après approbation du Ministère du tutelle. Enfin, les trois conditions pour candidater à l’octroi du logement sont publiées, objectives, simples, accessibles à toutes et tous et facilement vérifiables. En réalité, la décision de limogeage du DG et l’ouverture de l’enquête n’est qu’un  prétexte pour accentuer la pression sur les juges, en recourant cette fois à la menace de confisquer leurs habitations acquises depuis longtemps, ou de les priver du droit de bénéficier d’un loyer commode et moins couteux dans le futur. Le recours à ce moyen de harcèlement est particulièrement dissuasif et efficace pendant cette période de crise économique, puisqu’il qui touche la majorité des juges et se rapporte à un besoin vital. – Le 06 février 2023, le Ministère de la Justice a annoncé la création d’une « Commission spéciale  CS» chargée du suivi du dossier des assassinats politiques en Tunisie. Le rôle annoncé de cette commission serait de veiller à un meilleur « suivi » de l’évolution de l’enquête relative à l’assassinat de Chokri Belaid et Mohamed Brahmi, ainsi que la bonne gestion de l’archivage des documents y afférents. Or cette commission ne peut qu’alourdir les procédures et aggraver la bureaucratie. Plutôt, la bonne gouvernance nécessite le renforcement du tribunal chargé par ces affaires en termes de ressources logistiques et humaines, dans le respect des procédures.  Or cette nouvelle structure ne servira que d’instrument de pression sur les magistrats chargés de l’affaire, pour diriger les instructions dans le sens politique favorable au coup d’Etat. En effet : Par ces décisions aussi bien réactionnaires qu’hystériques, le président tunisien n’empiète pas uniquement sur le droit des justiciables à un procès juste et équitable, il va au point de nier les concepts de base de droits de l’homme, en bafouant le droit de toute personne à ce que sa cause soit entendue équitablement et publiquement par un tribunal compétent, indépendant, impartial et créé par la loi. Il ignore aussi complètement d’une manière insolente la présomption d’innocence, lui l’homme de droit retraité qu’il était. Cela dit, il parait que ce cursus amènera au souhait présidentiel annoncé à étendre la « chimiothérapie anticancéreuse » , non seulement pour éradiquer ses opposants / cancérigènes, mais aussi à anéantir le concept de « service public de la justice » réfractaire aux tentatives « d’épuration » au profil d’un nouveau « service publique de la justice policière ». [1] www.facebook.com/watch/?v=609398257754747  

Communiqué de Presse, Nouvelles

À propos l’arrestation du Magistrat et ancien procureur de la République Bachir Akremi

Dans le cadre de son suivi de la détérioration importante et accélérée des droits de l’homme en Tunisie, en particulier le droit à un procès équitable devant une justice indépendante et une cour de justice avec la garantie du droit à la défense, et face de ce qui a caractérisé les récentes arrestations par Qais Saeed de violations de la loi, d’intimidations et d’atteintes à l’intégrité physique, le Centre Genève pour la démocratie et les droits de l’homme s’adresse à l’opinion publique tunisienne et internationale et à toutes les organisations nationales et internationales concernées par les libertés et les droits de l’homme : 1 -Confirme que l’arrestation et l’abus du juge Al-Bashir Al-Akrami, une personnalité judiciaire jouissant d’une grande crédibilité internationale, font partie d’une série de mesures auxquelles le président Saeed a eu recours pour soumettre le pouvoir judiciaire à son autorité. une campagne de diffamation féroce et immorale qui comprenait l’isolement et l’abus des juges qui ont exprimé leur adhésion à leur indépendance. 2- Condamne la délinquance de l’autorité exécutive tunisienne à commettre le crime de torture et de traitements inhumains et dégradants contre le juge Al-Bashir Al-Akrami à travers la décision de lui fournir un refuge obligatoire à l’hôpital Al-Razi pour maladie mentale, à la lumière de fortes suspicions de non-respect des conditions médico-légales pour cela. En outre, l’empêchement injustifié de l’Autorité nationale de prévention de la torture, ainsi que de son épouse, de lui rendre visite alimente de forts soupçons que cette mesure s’inscrit dans le cadre du harcèlement du juge Al-Bashir Al-Akrami et du non-respect de l’application des décisions judiciaires antérieures ordonnant sa mise en liberté et l’acquittement des soupçons qui lui sont imputés, dans l’attente de la fabrication d’un dossier d’inculpation. En outre, les rumeurs sur la possibilité de son suicide via des sites Web suspects rappellent des scénarios noirs qui pourraient constituer un crime d’État si quelque chose de mal arrivait au juge Al-Akrami concernant sa santé, son ingéniosité ou son équilibre psychologique et mental. C’est ce qu’il faut vivement constater et mettre en garde, afin de préserver la santé, la vie et la liberté de ce citoyen. 3- Le Centre demande à l’Autorité de Défense du Juge Al-Bashir Al-Akrami et de sa famille d’exiger de la justice qu’elle soumette leur représentant à un examen médical impartial pour évaluer la validité médicale de la décision de mise à l’abri obligatoire et l’invite à s’y opposer par écrit à la décision de détention obligatoire et aux décisions d’empêcher les visites qui l’ont affecté sans motif et en violation flagrante de la loi, avec la publication d’objections à l’opinion publique interne et internationale. Elle demande également à l’Autorité nationale de prévention de la torture, en vertu de ses attributions, d’intervenir immédiatement sans délai pour contester la validité de la décision de mise à l’abri obligatoire et de demander un avis conjoint sur l’objet du Comité national de déontologie médicale, le Décanat national des médecins et l’Autorité de spécialisation en psychiatrie. Le Centre note que tout manquement de la commission la tiendrait, ainsi que ses membres, légalement et pénalement responsables de ce qui arrive au juge suspendu. 4- Le Centre condamne la délinquance de l’autorité exécutive à commettre le crime de torture et de traitements inhumains et dégradants à l’encontre du professeur Noureddine Al-Buhairi, car elle a directement porté atteinte à son intégrité physique, ce qui a nécessité qu’il subisse une opération de l’épaule avec anesthésie complète. Il est actuellement maltraité en prison, car il ne trouve rien d’autre pour défendre ses droits que de faire une grève de la faim, malgré les nombreuses maladies chroniques dont il souffre. 5- Condamne fermement toutes les formes de violences physiques et psychologiques dont les accusés et leurs familles ont été victimes lors d’incursions illégales dans leurs domiciles, les arrêtant et les conduisant parfois dans des lieux de détention inconnus. 6- Il dénonce l’ingérence du président tunisien dans le système judiciaire à travers ses discours et ses accusations contre les personnes concernées sans aucune considération pour leurs personnes et leurs familles ni respect de la présomption d’innocence, ainsi que son recours à l’utilisation des médias publics et de la page officielle de la Présidence de la République pour qualifier ses opposants politiques de criminels et de terroristes et appeler à en purger le pays dans le cadre d’une « bataille de libération nationale ». 7- Confirme que les récents interrogatoires et procès – qui visaient tous les groupes d’opposition – sont des procès politiques pour liquider des opposants politiques sans respecter les conditions d’un procès équitable et impartial, et appelle les familles des victimes, les médias libres et toute la société civile organisations concernées par les libertés et les droits de l’homme pour les documenter et dénoncer et traquer les auteurs devant les tribunaux nationaux et internationaux.

Communiqué de Presse, Nouvelles

Tunisie : Le CGDDH exprime son inquiétude par rapport à la convocation du président du parti Ennahdha Rached Ghannouchi, par les autorités tunisiennes

Le Centre de Genève pour la Démocratie et les Droits de l’Homme, a appris que le président du parti politique Ennahdha et président du parlement tunisien, Rached Ghannouchi, a été convoqué, aujourd’hui le mardi 21 février 2023, pour la septième fois depuis mars 2022, devant le juge d’instruction de l’unité antiterroriste du tribunal de Tunis. Cette convocation intervient quelques jours après l’arrestation d’un certain nombre d’autres dirigeants politiques et militants de tous bords politiques, ainsi que de journalistes et de militants syndicaux. Le timing de cette convocation suscite des craintes quant à une éventuelle arrestation de M. Ghannouchi. Cette vague récente d’arrestations fait suite à l’échec du président Said à mobiliser les tunisiens pour participer aux élections qu’il a organisées fin janvier 2023. Seulement 11 % des électeurs ont participé aux élections, un niveau historiquement bas, par suite des appels au boycott de l’opposition. Avec ces arrestations, le président Said veut reprendre l’initiative et briser l’élan de son opposition. L’arrestation de M. Ghannouchi serait une étape supplémentaire et dangereuse vers une tension politique et une instabilité accrues en Tunisie. La convocation actuelle est basée sur une accusation selon laquelle M. Ghannouchi aurait eu une conversation avec la direction du groupe terroriste interdit Ansar-Al-sharia. Le dossier actuel repose sur une déclaration d’un membre des forces de police affirmant qu’il avait un enregistrement de cette conversation. Cette personne prétend avoir remis cet enregistrement à ses supérieurs hiérarchiques sans en conserver une copie, mais ces derniers auraient ensuite détruit l’enregistrement pour protéger M. Ghannouchi. Les supérieurs hiérarchiques de ce policier ont rejeté les accusations et nié avoir reçu cet enregistrement de lui. Au lieu de rejeter les accusations en raison de l’absence de toute preuve à l’appui, le ministre de la justice a ordonné à la poursuite d’ouvrir un nouveau dossier et de convoquer M. Ghannouchi pour l’interroger. Il y a une forte probabilité que le Magistrat, par crainte d’être limogé par les autorités exécutives, puisse recourir à la détention de M. Ghannouchi jusqu’à la fin de l’enquête, qui peut durer de quelques jours à quelques mois. M. Ghannouchi et son parti Ennahdha ont fait l’objet d’une campagne de ciblage systématique visant à légitimer le coup d’État du président Said et à détourner l’attention publique de la crise économique rampante et des attaques continues contre la démocratie en Tunisie par le président Said et ses partisans. En fin de compte, le président Said tente d’éradiquer les partis politiques et leurs dirigeants en utilisant des dossiers fabriqués et en instrumentalisant le pouvoir judiciaire, en particulier contre Ennahdha et son leadership. Le Centre de Genève pour la démocratie et les droits humains exprime son inquiétude face à la convocation pour la septième fois du président du parti politique Ennahdha et président du parlement tunisien, Rached Ghannouchi, devant le juge d’instruction de l’unité antiterroriste du tribunal de Tunis. Le Centre souligne que cette convocation est basée sur des accusations non étayées selon lesquelles M. Ghannouchi aurait eu une conversation avec la direction du groupe terroriste interdit Ansar-Al-sharia. Les preuves présentées semblent être fragiles et le Centre de Genève déplore que des poursuites soient lancées contre M. Ghannouchi pour des chefs d’accusation passibles de peines de prison sans preuves crédibles en fait et en droit. Le Centre de Genève souligne que ces poursuites constituent un harcèlement et une intimidation à l’encontre de Monsieur Ghannouchi et menacent la démocratie en Tunisie et les acquis en matière de droits humains, notamment le droit à la liberté d’expression. Le Centre de Genève exhorte les autorités tunisiennes à protéger la liberté d’expression des citoyens en abandonnant leur politique d’harcèlement et d’intimidation contre les dirigeants politiques, les militants et les journalistes. Il appelle également à une enquête approfondie, impartiale et transparente sur les allégations portées contre M. Ghannouchi, garantissant ses droits à un procès équitable et à la présomption d’innocence. Enfin, le Centre de Genève appelle la communauté internationale à suivre de près la situation en Tunisie et à soutenir les efforts visant à préserver les avancées démocratiques et les droits humains dans le pays.

Nouvelles, Publications

Violence policière en Tunisie : Le CGDDH dénonce l’agression de l’avocat tunisien Noureddine Bhiri

Le Centre de Genève pour la Démocratie et les Droits humains a appris que l’avocat et opposant tunisien Noureddine Bhiri a été violemment agressé, depuis son arrestation par la police tunisienne : un gonflement au visage et des traces apparentes de violence, ses habits ont aussi été déchirés. Le détenu Abdelhamid Jelassi a été quant à lui questionné sur la rencontre d’une délégation de personnalités turques à l’ambassade turque à Tunis. Monsieur Khayam Turki a été aussi interrogé sur ses rencontres avec des responsables et diplomates étrangers. De ce fait, le Centre souligne la nature politique de ces arrestations, ce qui inquiète sur cette nouvelle étape franchie par la l’Etat tunisien, et sa politique de violation des droits et libertés des citoyens, garantis par les normes constitutionnelles internes et les conventions régionales et internationales applicables. En outre, l’arrestation des juges et avocats confirme les craintes relatives à la volonté des autorités tunisiennes à soumettre le pouvoir judiciaire à une pression à même de l’anéantir et de l’empêcher de remplir pleinement sa mission de rendre justice, dans le respect des procédures et des droits. Le Centre, qui salue pleinement la position du Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme qui a dénoncé ce mardi « l’aggravation de la répression » en Tunisie après cette nouvelle vague d’arrestations des journalistes, militants et opposants tunisiens, annonce qu’il a informé de ces nouvelles inquiétantes, par la Rapporteuse spéciale sur l’indépendance des juges et des avocats, Madame Margaret SATTERTHWAITE. Le Centre demeure aussi très attentif aux cas annoncés et fera le nécessaire pour documenter les violations et saisir, si besoin, le Comité Contre la Torture à Genève, pour combattre l’impunité.

Nouvelles, Publications

La Tunisie : Un retour qui se confirme, du régime autoritaire

Me Ridha Ajmi La Tunisie plonge dans une nouvelle étape pour la réinstauration du système totalitaire présidentialiste, avec la nouvelle vague d’arrestations des opposants. Il convient donc de se préparer et d’y remédier en choisissant les meilleurs moyens de lutte. Soulignant tout d’abord qu’il y a plusieurs raisons qui peuvent motiver le président KS  à arrêter ses opposants politiques, en pleine crise économique, sociale et politique. Certaines de ces raisons incluent : Une évidence : ces actions et arrestations sont contraires aux principes démocratiques et aux droits de l’homme et peuvent entraîner une réduction de la liberté d’expression, de la liberté de réunion et de la liberté d’association. Cela étant, il convient de contrer cette politique et préserver le respect des droits humains notamment par les actions et politiques suivantes : Les arrestations arbitraires peuvent aussi être combattues à travers plusieurs moyens par la société civile et les partis politiques, notamment : Ainsi, la lutte contre les arrestations arbitraires nécessite une collaboration entre les différents acteurs de la société, y compris les citoyens, les médias, les organisations de défense des droits de l’homme, les partis politiques et les autorités judiciaires. C’est seulement en travaillant ensemble que nous pouvons faire avancer la cause de la justice et de la protection des droits de l’homme.

Nouvelles

Barcelone suspend les relations avec l’Etat hébreu pour persécution des palestiniens

Vingt-cinq ans après avoir signé son accord de jumelage avec la ville de Tel-Aviv, la mairie de Barcelone a décidé qu’il est temps d’y mettre un terme. Le maire Ada Colau a annoncé cette décision, ainsi que la suspension temporaire de toutes les relations entre la ville et l’Etat d’Israël. Elle a envoyé une lettre au Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, dans laquelle elle communique la mesure comme un rejet de la politique de persécution et d’apartheid envers le peuple palestinien. Condition d’arrêt de la violation systématique des droits des palestiniens pour le retour des relations La mesure, temporaire comme l’a souligné le maire, relève le gant de l’initiative citoyenne qui se mobilise depuis des mois pour demander l’annulation de l’accord d’amitié et de coopération que le maire Joan Clos avait signé en 1998 avec Tel-Aviv et Gaza. Elle a été scellée dans le cadre des accords d’Oslo, le processus de paix engagé quelques années plus tôt. En effet, le mouvement citoyen qui a réuni 108 entités et qui a eu l’aval de l’administrateur de Barcelone, David Bondia, considère que le contexte actuel n’est plus celui d’alors et qu’il s’est avéré sans ambiguïté que le processus de paix n’a pas fonctionné. Pour cette raison, la mouvement demande au conseil municipal que cet accord soit révoqué et que les relations institutionnelles avec l’Etat d’Israël soient rompues. La demande ne passera pas, finalement, par la session plénière, ce que prévoyaient ces 108 entités, mais c’est la maire elle-même qui choisit de suspendre cet accord. “C’est une mesure contre la politique d’un gouvernement, pas contre une communauté, un peuple ou une religion”, a insisté Colau lors d’une apparition avec l’adjointe au maire de Global Justice, Laura Pérez, et les entités promouvant l’initiative, qui  a recueilli les 3 750 signatures nécessaires pour que cette question soit traitée à l’ordre du jour de la session plénière de février. Il convient de noter qu’en la matière, l’initiative est venue des citoyens de Barcelone. La campagne “Assez de complicité avec Israël“, avait recueilli plus de 4 000 signatures pour exhorter la mairie de Barcelone à “suspendre ces relations, y compris l’accord d’amitié et de coopération avec  la ville de Tel-Aviv”, soutenue par l’Observatoire DESC et la Fédération de Barcelone, Associations de quartier (FAVB), et les syndicats CCOO et UGT.

Nouvelles, Publications

Charlie Hebdo et sa nouvelle caricature honteuse : La satire qui ne passe pas !

Par Me Ridha Ajmi La haine entre les peuples peut avoir de graves conséquences négatives sur les relations entre les communautés et sur la société dans son ensemble. Elle peut conduire à des conflits violents, à la discrimination, à l’exclusion et à la marginalisation de certains groupes de personnes. La haine peut également entraver la coopération entre les nations et les peuples, ce qui affecte le développement économique et la paix. Elle peut également avoir un impact négatif sur les individus, en les rendant, plus pessimistes et plus méfiants envers les autres. Enfin, la haine s’attaque à la compréhension, le dialogue et la coopération entre les peuples et favorise les guerres et les pratiques coloniales et inhumaines. Parmi les expressions de la haine dans la société, on peut pointer l’augmentation des tensions et la division entre ses différentes communautés, l’augmentation aussi des comportements agressifs, notamment des plus faibles, tels que les femmes, les enfants, les étrangers et les handicapés, ainsi qu’à une perte de confiance et à une détérioration des relations interpersonnelles et familiales. De plus, la haine peut entraver la coopération et le travail en équipe, nécessaires pour résoudre les problèmes communs, ce qui peut finalement nuire au développement économique et social. En fin de compte, la haine limite les opportunités pour les individus, les communautés et les peuples, de s’épanouir et de réaliser leur plein potentiel. Elle entraîne aussi une polarisation accrue et un manque de tolérance et d’acceptation envers les différences culturelles et religieuses. L’expression de la haine ne peut et n’est pas considérée comme une liberté d’expression en droit international. La plupart des pays ont des lois qui interdisent l’expression de la haine envers les personnes ou groupes en raison de leur race, leur religion, etc. Cela est considéré comme une incitation à la violence et à la discrimination, qui affecte négativement la société et la communauté internationale dans son ensemble. Une caricature qui ne passe pas ! En pleines souffrances sans précédent depuis des siècles, avec l’annonce de milliers de victimes, des photos et vidéos qui déchirent les cœurs, en plein deuil international et précipitation à apporter de l’aide au peuple turque victime d’un tremblement de terre considéré parmi les plus fort de l’histoire, le  journal français Charlie Hebdo prend le chemin inverse de l’humanité entière, pour publier une caricature qui exprime sa haine vis-à-vis du peuple turque . Même pas besoin d’envoyer les chars !!, (le tremblement de terre a fait le nécessaire en Turquie. Il a détruit leurs villes, massacré leurs enfants, déchiqueté leur femmes et brulé leurs champs. Hourra, quelle victoire sans perdre un seul soldat français.. ! Charli Hebdo se moque des victimes du tremblement de terre en Turquie et selon les autorités françaises, cela fait partie de la liberté d’expression, comme bruler le livre saint des musulmans, fait aussi partie de la liberté d’expression. On va où avec cette stupidité, cette haine, cette horrible attitude sauvage. Dans quelle direction cette élite française sans âme, ni esprit, ni morale, ni religion, ni principe, ni humanité, elle mène la pauvre France déchirée ? Une France qui va à l’encontre des normes de décence et de respect pour les personnes qui souffrent et pour leur mémoire. Une France qui perd en toute vitesse de terrain, car elle perd en toute vitesse de normes et de principes, y c les plus élémentaires liés à la qualité première même de l’humain. Sciemment, la France qui nous demande de se taire car son journal Charlie Hebdo exerce sa liberté d’expression à la française. Accepte de causer de la douleur et de l’offense supplémentaires pour les familles des victimes et la communauté internationale en deuil dans son ensemble. Une insensibilité exceptionnelle irrespectueuse qui reflète une culture en pleine décadence et une civilisation en déclin. En voyant la caricature, les moins exigeants des juristes ont pensé que les autorités françaises vont demander au journal de publier une déclaration formelle d’excuse en expliquant pourquoi il regrette sa caricature grossière. On a imaginé que Charlie Hebdo va remédier en organisant une campagne de sensibilisation sur l’importance du respect des victimes de catastrophe et sur la nécessité de traiter les événements avec compassion et égard. Les plus humains auraient peut-être l’audace de supposer que ce journal peut faire un don à des organisations de bienfaisance qui aident les victimes de cette catastrophe en Turquie et en Syrie, montrant ainsi son engagement en faveur de la solidarité et de l’empathie. Cela peut être interprété alors comme des excuses sincères et non motivées par des considérations commerciales ou politiques. Il s’est avéré que la France ne fait pas partie de ce monde et que sa décadence est irréversible. Quel sens donc pour Charlie Hebdo de leur rappeler que sa benêt caricature enfreint les lois sur la diffamation, la liberté de la presse ou les droits de l’homme ?  Quelle utilité de rappeler à la France de la nécessité d’agir pour corriger la situation, d’enquêter et d’engager des poursuites judiciaires pour remédier à ce crime de haine, en respect à ses devoirs de s’assurer que la dignité et les droits des victimes sont protégés, et que les actes de moquerie ou d’insulte envers elles ne sont pas tolérés. ?

Nouvelles

Une nouvelle plainte enregistrée contre la Tunisie pour annuler le décret-loi 55-2022 modifiant la loi électorale

Le Greffe de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples a accusé réception de la requête introductive d’instance du 1er décembre 2022 déposée le 6 janvier 2023 et dirigée contre la République Tunisienne. La requête no 001/2023  a été introduite par Me Ridha Ajmi pour le compte des députés Ayad Fathi, Khlifi Oussama et Makhloufi Sofiane contre la République Tunisienne , en  vue de l’annulation du décret Présidentiel no 2022-55 du 15 septembre 2022 , modifiant et complétant la loi organique n° 2014-16 du 26 mai 2014, relative aux élections et référendums. Les requérants invoquent la violation de leurs droits découlant de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, notamment les articles 13 al. 1 et 2 et 24 de la charte article 1 alinéa 1 et 14 PIDCP  et l’article 1 alinéa 1 PIDESC, soit de la violation des conditions de l’organisation des élections libres et honnêtes, la violation du principe de séparation des pouvoirs  et l‘instauration de conditions discriminatoires de candidature aux élections législatives en violation des articles 2, et 18 al. 3  de la charte et l’article 2 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques. La requête, qui contient aussi des conclusions à titre de mesures provisoires, a été notifiée à l’Etat tunisien défendeur, qui dispose d’un délai de nonante (90) jours pour déposer sa réponse et de 15 jours pour se déterminer sur les conclusions provisoires. Cette requête s’ajoute à celle de Requête 006/2022 – Salaheddine Kchou c. République Tunisienne (Requête 006/2022), ainsi que celle de Maher Ben Mohamed Taher Zayd vs Tunisian Republic (Application 005/2022) Il convient de rappeler que la Cour africaine, dans son arrêt du 22 septembre 2022, (Ibrahim ben Mohamed ben ibrahim Belguith c/ République Tunisienne, requête no  017/2021),  a ordonné aux autorités tunisiennes d’abroger les Décrets présidentiels no 2021-117 du 22 septembre 2021 et les décrets y visés Nos 69, 80, 109 du 26, 29 juillet et 24 août 2021 et les décrets n° 137 et 138 du 11 octobre 2021 et de rétablir la démocratie constitutionnelle dans un délai de deux (2) ans, la Cour a aussi ordonné aux autorités de prendre toutes les mesures nécessaires à l’opérationnalisation de la Cour constitutionnelle et à la levée de tous les obstacles juridiques et politiques qui entravent cet objectif. La Tunisie, qui n’a pas donné suite à cet arrêt, doit en principe envoyer son premier rapport à la Cour pour démonter qu’elle a pris les mesures ordonnées. Sur le terrain, c’est le contraire qui se passe, notamment par l’organisation des élections législatives qui font l’objet des nouvelles requêtes pendantes.

Nouvelles, Spécial Palestine

La Palestine demande de l’aide pour sauver 9 000 patients atteints de cancer à Gaza

Le ministère palestinien de la Santé à Gaza a appelé hier la communauté internationale et les groupes de défense des droits de l’homme à redoubler d’efforts pour améliorer les services de diagnostic et de traitement pour des milliers de patients atteints de cancer dans la bande de Gaza bloquée. “Environ 9 000 patients atteints de cancer à Gaza attendent de recevoir le traitement nécessaire”, a déclaré Abdul Latif Al-Hajj, un responsable du ministère de la Santé, lors d’une conférence de presse. « Le système de santé de Gaza souffre de lacunes importantes dans les soins de santé pour les patients atteints de cancer, y compris la détection précoce, les services de diagnostic, la radiothérapie et la chimiothérapie », a déclaré Al-Hajj. Il a appelé la communauté internationale et les institutions des droits de l’homme “à assumer leurs responsabilités et à faire pression sur Israël pour qu’il autorise le transfert des patients vers les hôpitaux de Jérusalem et de Cisjordanie pour y être soignés”. Selon le ministère, le nombre de décès par cancer à Gaza a augmenté de 12,5 % en 2021, a rapporté l’agence de presse Anadolu. Le ministère attribue cette augmentation au blocus israélien, qui a laissé l’enclave sans radiothérapie ni scanners atomiques. De nombreux patients de Gaza dépendent principalement des hôpitaux de Jérusalem-Est, de Cisjordanie et d’Israël pour des traitements et des opérations qui ne sont pas disponibles dans la bande. Source : https://www.monitordeoriente.com/

Nouvelles

Le nouveau parlement tunisien, un mort-né en crise de légitimité

Par Dr Mohamed Meftah Moins de deux ans après le coup d’Etat du 25 juillet 2021, la fin de Kais Saïd au pouvoir s’est déjà dévoilée. Jour après jour, un paradoxe s’installe : au nom de la volonté populaire, le président s’enfonce lentement et sûrement dans la négation même de cette volonté populaire. Par le décret-loi 117, le président s’est octroyé le pouvoir législatif et exécutif, a supprimé l’Instance provisoire de contrôle de la constitutionnalité des lois et a immunisé ses décrets-lois contre tout recours en annulation. Toujours au nom de la volonté du peuple, ses décrets -loi 11-2022 et 35-2022, l’ont autorisé à mettre sa main sur le pouvoir judiciaire en se préservant le droit de nomination, de promotion et de révocation des juges, sans que ses décisions soient susceptibles de recours. Le point culminant du paradoxe est atteint par le décret-loi 55-2022 relatif aux élections et référendum qui, au lieu de permettre l’expression de la volonté populaire, a abouti à une assemblée non représentative, à compétences très limitées et soumise à l’autocratie d’un régime ultra-présidentialiste. La non-représentativité de future assemblée est le produit d’un environnement politique et juridictionnel dont les caractéristiques principales sont les suivantes : Tous ces éléments vont contribuer à l’échec du nouveau parlement à ses deux missions principales : Cela étant, il est clair que ces insuffisances font du prochain parlement un mort-né. On s’attend donc à ce que l’Union Interparlementaire s’abstient d’accepter cette mascarade « législative » qui enfreint, aussi bien les références normatives de l’Union Interparlementaire, que les engagements internationaux de la Tunisie. La Tunisie demeure pleinement représentée par son parlement élu en 2019, au même titre que le président. Toutes et tous s’accorde sur le fait que la volonté populaire qui légitime le président en place, est la même pour le parlement 2019, qui demeure le seul représentatif du peuple tunisien conformément à sa Constitution de 2014. [1] le décret-loi n° 2022-35 , le décret-loi 2022-54 , le décret-loi 2022-11, le décret-loi 2022-22…

Nouvelles

Conférence de presse du CGDDH à Genève sur la situation en Tunisie : Retour sur les interventions des invités

Le Centre De Genève pour la Démocratie et les Droits de l’Homme, a organisé le 1er février 2023, une conférence de presse portant sur « Pouvoir politique en Tunisie : Droits de l’Homme et démocratie ?». Plusieurs avocats, observateurs de la situation tunisienne, activistes et défenseurs des droits de l’homme, en Tunisie et en Europe, ont participé à cette conférence, qui a eu lieu au Club suisse de la presse à Genève. En marge de cette conférence, l’avocat tuniso-suisse et président du Centre de Genève pour la Démocratie et les Droits de l’Homme Me Ridha Ajmi, a indiqué que, le peuple tunisien a clarifié sa position vis-à-vis des élections, en boycottant les urnes le 17 décembre 2022 et le 29 janvier 2023. Le président du CGDDH a par ailleurs assuré que depuis le coup d’Etat en juillet 2021, Kais Saïd détient tous les pouvoirs. « Après avoir suspendu le parlement, le président dirige seul le pays par des décrets-lois non susceptibles de recours en annulation », a dit Me Ajmi. Et d’ajouter : « En Tunisie, on ne peut plus parler de principe de séparation de pouvoirs. Ce qu’on remarque, c’est que Kais Saïd se précipite pour mettre en place un régime semblable à celui de Kadhafi, qui combine son penchant ultra présidentialiste, avec du nationalisme, des aspects religieux et un discours populiste haineux. » . Me Ajmi a averti, que ce que fait Kais Said met en péril la jeune démocratie tunisienne, commençant par la dissolution du parlement, la modification de la loi électorale, le référendum, et arrivant aux nouvelles élections falsifiées : « Avec les différents décrets-lois qu’il adopte, pour modifier la loi électorale, Kais Saïd offre non seulement un parlement sans partis politiques et sans opposition, mais s’attaque également aux droits des tunisiens à participer aux élections. En outre, il met en place un climat général extrêmement hostile aux droits fondamentaux, puisque tous les partis politiques et les corps intermédiaires de la société civile sont aujourd’hui écartés de la vie publique.», a indiqué le président du CGDDH. Me Amji a par ailleurs expliqué : « Ce n’est pas seulement la démocratie qu’on est en train de perdre dans le pays de la révolution du Jasmin, berceau du printemps arabe, mais c’est aussi la perte de l’Etat même qui nous inquiète, avec ce qui peut en résulter. » De sa part Me Ayachi Hammami, avocat tunisien et militant des droits de l’homme, a critiqué la situation judiciaire en Tunisie aujourd’hui : « Les juges en Tunisie vivent un harcèlement extrême et continu. Le président Kais Saïd cherche à mettre la main sur le pouvoir judiciaire. », a-t-il dit. Il a ajouté que les autorités tunisiennes refusent d’exécuter des décisions en faveur des 57 juges limogés sans preuves, et exercent une pression sans précédent sur le pouvoir judiciaire. Dans le même contexte, l’avocat tunisien Me Ibrahim Belghith, a expliqué que les autorités en Tunisie n’ont pas respecté la décision de la Cour Africaine des Droits de l’homme, qui ordonne d’abroger les Décrets présidentiels no 2021-117 du 22 septembre 2021 et les décrets y visés Nos 69, 80, 109 du 26, 29 juillet et 24 août 2021 et les décrets n° 137 et 138 du 11 octobre 2021. La décision de la Cour Africaine, a également demandé aux autorités tunisiennes de rétablir la démocratie constitutionnelle dans un délai de deux ans et de prendre toutes les mesures nécessaires à l’opérationnalisation de la Cour constitutionnelle, et à la levée de tous les obstacles juridiques et politiques qui entravent cet objectif. De son côté, le secrétaire général du conseil des affaires internationales et du développement à Genève, Me Anouar Gharbi, a indiqué que : «la Tunisie traverse une crise économique et sociale inquiétante, due, en grande partie, à la gestion chaotique des autorités en place après le coup d’Etat du 25 juillet 2021. » En ce qui concerne la position de l’Europe, notamment la Suisse, de la situation actuelle en Tunisie, le conseiller genevois Me Pierre Vanek, un des participants à la conférence a assuré que : “Le parlement genevois a fait ce qu’il peut pour dénoncer les mesures prises après le coup d’Etat perpétré en Tunisie en juillet 2021, et le respect des droits de l’homme et de la démocratie nous concerne. » Il a aussi ajouté que le Grand Conseil genevois ne va pas se contenter de sa résolution prise, suite au rapport de la Commission des droits de l’homme, et fera tout pour continuer à soutenir le droit du peuple tunisien, pour qu’il reprenne sa démocratie en plein respect de ses droits. De sa part, la Conseillère fédérale Laurence Fehlman Rielle, a affirmé dans son intervention que : « La Suisse a soutenu la Tunisie depuis la révolution, et soutient fermement son processus démocratique. » Madame Fehlman Rielle pense que l’UIP ne va pas accepter le nouveau parlement comme représentatif du peuple tunisien : « La femme et la jeunesse tunisienne ont boycotté très largement les urnes en décembre 2022 et janvier 2023, et le taux d’abstention de 90 % est explicite et inquiétant. », a-t-elle conclu.

Retour en haut